Nkayi : encore un autre congolais de la diaspora empêché d’implanter une scierie industrielle

On lui a tellement mis les bâtons dans les roues dans l’obtention des autorisations qu’il a vite compris ne pas être le bienvenu dans le secteur industriel de son propre pays. Il paraîtrait qu’un sujet Libanais très proche du pouvoir aurait un même projet et qu’en plus implanter une telle scierie à Nkayi mettrait en mal Socobois pourtant exsangue de Dolisie.

Paulin Kibamba, un natif de Nkayi et qui est très fier d’être un Bakamba n’a jamais rêvé vieillir en France où il vit depuis des décennies. Son objectif d’être utile à son pays et surtout à son département de la Bouenza a accompagné son séjour en Europe. Profitant des discours des autorités de Brazzaville incitant la diaspora a participé activement au développement du pays, il a effectué plusieurs voyages de prospection dans la Bouenza pour dénicher les possibilités d’investissement.

En dehors des hectares que Paulin Kibamba a acquis à Loudima avec le projet de la construction d’un complexe agro-industriel, il a jugé utile d’implanter aussi une scierie industriel à Nkayi qui pourrait donner du travail à une centaine de congolais.

Les scieries sont des industries de première transformation du bois. Elles fournissent des produits semi-finis, les sciages, qui sont généralement destinés à une industrie de seconde transformation (menuiserie, ébénisterie, construction, etc.) chargée de fabriquer des objets ou des parties d’objets de consommation.

Celle de Dolisie étant complètement à l’arrêt, Paulin Kibamba rêvait relancer cette activité dans la Bouenza avec Nkayi comme épicentre. Mais malheureusement il est confronté non seulement à la bureaucratie clanique Mbochis, mais aussi et surtout à la haine et tribalisme qui empêchent le pays de s’émanciper.

Pourtant disposant des milliards volés au pays, l’élite de la Cuvette est incapable de se lancer dans l’entreprenariat a grande échelle et attend toujours s’accrocher à ceux qui osent sans leur aide financière. Pour le clan d’Oyo, voir un sudiste implanter une scierie industrielle moderne dans le Sud est une sorte d’humiliation pas prête à accepter.

A Paulin Kibamba, on lui a signifié officieusement qu’un sujet Libanais aurait déjà ce projet d’implantation d’une scierie moderne dans la Lekoumou et que lui ne pouvait le concurrencer juste à côté dans la Bouenza. Des discussions seraient soi-disant aussi en cours pour la relance de Socobois à Dolisie. Mais Paulin Kibamba ne se décourage pas et espère obtenir le feu vert du ministère du développement industriel et de la promotion du secteur privé que dirige son frère sudiste Kongo Nick Fylla.