Lutte contre la pauvreté : le projet Lisungi s’étend à travers le pays

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Du 25 au 29 janvier dans les départements de la Cuvette, Cuvette-Ouest et Lékoumou, le ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a échangé avec les responsables des administrations, les délégués d’associations et les chefs religieux sur les critères d’éligibilité des ménages pauvres au projet Lisungi-système des filets sociaux.

 

Dans le cadre du passage à grande échelle de ce projet, au niveau des préfectures de département quatre organes, entre autres, un comité consultatif, une antenne locale du projet, un comité local de suivi et un comité communautaire de ciblage des ménages dont les membres sont élus, au sein de la communauté ont été mis en place.

L’extension de ce projet dans les départements permet d’interrompre la transmission intergénérationnelle de la pauvreté au sein des communautés. Actuellement, les acteurs sociaux des départements de la Cuvette, Cuvette-Ouest et Lékoumou sont en train d’être recyclés sur les critères de ciblage des ménages pauvres et très pauvres, les conditions d’éligibilité, les catégories d’activités génératrices de revenus (Agr), les secteurs et branches d’activités (agriculture, élevage, pêche artisanale, petit commerce, artisanat) dans les vingt-deux districts.




Au terme de la formation, ces animateurs sociaux et enquêteurs vont être déployés dans les zones de couverture du projet Lisungi, notamment les quartiers, centres urbains et villages afin d’inscrire les ménages au registre social unique. Ils vont aussi aider les ménages à monter plus de huit mille projets et les encourager à entreprendre des activités génératrices de revenus.

Dans les zones de couverture, les acteurs sociaux doivent également tenir compte des spécificités locales afin que les communautés s’approprient du projet Lisungi. « Les populations vulnérables des districts n’ayant pas encore adhéré à ce projet souhaitent bénéficier des avantages de Lisungi pour réduire la facture sociale, la pauvreté et lutter contre les formes d’exclusion dans la société », a révélé Jean Christophe Tchikaya, préfet de la Cuvette.

Dans de le département de la Cuvette, le projet s’est étendu sur huit district excepté Oyo et Makoua qui ont été éligibles au projet dès la première phase. Par contre, dans les départements de la Cuvette-Ouest et Lékoumou, l’enregistrement des ménages au registre social unique (Rsu) est encore en cours.

 « Nous étions nous-mêmes un peu dérangés par les questions de nos concitoyens pour la mise en œuvre de ce projet. Nous attendons la suite probante du projet car, il y a des ménages précaires. Il y a des familles qui veulent entreprendre des activités génératrices de revenus mais n’ont pas des moyens », a expliqué Michel Elenga Ekobo, maire d’Owando.

Par ailleurs Edouard Denis Okouya, préfet du département de la Cuvette-Ouest a rassuré que « Tout sera réuni pour que ce projet ait un franc succès dans ce département. Il s’agit bien du choix des ménages ainsi que du rendement des enquêtes ». 

Le préfet de la Lékoumou, Micheline Ngeussemi, quant à elle, a invité les sous-préfets à jouer un rôle rigoureux et les populations à prendre conscience pour les activités de ce projet. « Lisungi apporte à ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté une lueur d’espoir. Pour le déploiement des activités génératrices de revenu ce département a de nombreux atouts », a-t-elle indiqué.




Les réfugiés  et les autochtones vont aussi bénéficier des allocations

En prélude à la phase décisive pour l’obtention de différentes allocations du projet Lisungi, l’autre étape pour le choix des ménages consistera à mener aussi des investigations, entre autres, géographique, à base communautaire ainsi que les enquêtes sociales et scientifiques, a indiqué le coordonnateur du projet Lisungi, Alfred Constant Kiakouama.

« Les réfugiés en terre congolaise, les autochtones et les communautés d’accueils vont bénéficier des allocations du projet Lisungi. Nous travaillons avec le HCR, le Congo est éligible parce qu’on avait accueilli plusieurs milliers de réfugiés », a souligné la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo.

Le Congo a enregistré en 2017 plus de soixante mille réfugiés. Le pays a aussi reçu du HCR un financement additionnel permettant au projet Lisungi d’assister les réfugiés dans les départements de la Likouala, Pointe-Noire et Brazzaville.

« Les enfants habitant les ménages pauvres doivent aller à l’école, manger et se faire soigner dans les centres de santé. Les ménages ont initié et développer les activités génératrices de revenus dont nous appuyons. Si nous vérifions que tout cela ne se fait pas, on suspend l’allocation du ménage. Le projet Lisungi est l’une des stratégies du gouvernement à lutter contre la pauvreté », a-t-elle laissé entendre.

Lancé en 2015, le projet Lisungi avait octroyé, la même année, des allocations pour la santé, la scolarisation des enfants, la formation qualifiante, les activités génératrices de revenus (Agr) ainsi que pour les personnes âgées vulnérables dans les seize zones de couverture à neuf mille huit cent-vingt-quatre ménages. Il a connu une interruption de ses activités entre 2016 et 2017. Le projet a été relancé