Les députés préoccupés par la dégradation de la RN2 et des voiries urbaines

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Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, a récemment attiré l’attention du gouvernement sur la priorité à accorder, courant 2020, à la remise à niveau de la Route nationale N°2, ainsi que des voiries urbaines de Brazzaville et Pointe-Noire.

L’état de dégradation avancée du réseau routier national, notamment la RN2 préoccupe les élus du peuple qui sont depuis le 1er février en huitième session ordinaire administrative de leur institution. En effet, les deux segments réputés redoutables (Nkouo-Inga et Etsouali-Ngo), sont un véritable casse-tête tant pour les passagers que pour les conducteurs. Bien que les travaux de réhabilitation aient été lancés sur le tronçon Djiri-Ingah, long de 86 km, la situation reste toujours préoccupante, surtout pour les commerçants qui enregistrent des pertes considérables de leurs marchandises.

L’autre problème qui interpelle le président de la chambre basse du Parlement est le mauvais état dans lequel se trouvent les voiries urbaines à Brazzaville et Pointe-Noire. Une situation à l’origine de certaines tracasseries observées actuellement dans la circulation routière dans les deux principales villes du pays. « Depuis quelque temps, nous sommes confrontés aux effets dévastateurs du dérèglement climatique se traduisant par des érosions, des glissements de terrains, si ce n’est pas des inondations. C’est un phénomène global qui ne doit pas être l’occasion des querelles de clochers », a rappelé Isidore Mvouba.




Il s’est, par ailleurs, félicité du fait que les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire disposent désormais d’outils d’orientation urbaine qui planifient les actions d’aménagement à réaliser au cours des vingt années à venir. Ces plans d’aménagement urbain progressistes postulent, a-t-il dit, à la création des villes du futur. « Nous avons là une réelle opportunité d’ériger des cités intelligentes, des smart cities, où l’homme va cohabiter avec l’intelligence artificielle. Rêvons encore, car le bâtisseur est d’abord et avant tout un rêveur éveillé », a-t-il poursuivi, précisant que la sauvegarde des espaces prévus pour les nouvelles cités et les nombreux projets d’intérêt public procède de cette utilité publique.




Selon lui, cette politique d’aménagement urbain hardie et volontariste est une nécessité impérieuse au regard des désordres pédagogiques et l’occupation anarchique du sol qui sont devenus le lot quotidien des Congolais. « C’est pourquoi, nous saluons les mesures préconisées en vue de renforcer la réglementation visant à mettre un terme aux lotissements désordonnés », a conclu Isidore Mvouba.