Le Congo profite du coronavirus pour enterrer 570 cadavres tués par la police sans organes et ossements.

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Beaucoup y voient un trafic d’organes couverts et surtout une utilisation fétichiste des ossements humains. 570 corps traînant depuis dans différentes morgues de Brazzaville ont été inhumés au cimetière de Mayitoukou dans le département du Pool à la charge de l’État. Ces cadavres sont ceux des jeunes délinquants ou accusés à tort de banditisme, des opposants politiques et des innocents raptés dans la rue pour des pratiques fétichistes. Le non listing de ces cadavres contredisent la version officielle de leur abandon par leurs familles respectives faute de moyens.

L’attention du monde focalisée sur la pandémie du Coronavirus, les autorités congolaises ont trouvé une belle occasion pour se débarrasser des 570 corps qui traînaient dans les morgues de la capitale.Elles prétendent qu’ils ont été abandonnés faute de moyens par leurs familles. Mais bizarrement nombreux d’entre eux ne sont pas identifiés.




Les autorités ont confisqué les téléphones des agents de la morgue et des jeunes chargés de creuser les tombes. Les listes des corps ont été déchirés par une responsable au nom d’Itoua afin d’empêcher la traçabilité. Un flou qui fait soupçonner un grand trafic d’organes selon une indiscrétion.

« Le maire par intérim de Brazzaville Guy Marius Okana avait sollicité l’aide du président du Sénat pour inhumer les 570 corps négligés dans les trois morgues municipales de Brazzaville, dont  430 enfants et 140 adultes. Le Sénat a fait part de ces doléances auprès du gouvernement , qui a octroyé 35 millions de francs CFA pour organiser des funérailles » a précisé Alphonse NKoua lors de la visite du site d’inhumation.

Ces dépouilles ont été abandonnées depuis plus de trois mois dans les vestiaires de la morgue municipale de Makélékélé, Talangai et la la morgue municipale de Brazzaville par certaines familles, faute de moyens financiers pour l’organiser des funérailles.

Alain Daniel Mahoulouba, directeur des Pompes funèbres municipales de Brazzaville, a fait savoir que ces corps ne seront pas inhumés dans une fosse commune. « Tous ces cadavres seront enterrés d’une manière décente et non dans une fosse commune, car nous avons confectionné des cercueils pour chaque dépouille », a t-il poursuivi.




L’inhumation débutera probablement ce jeudi 26 mars au cimetière municipal de Mayitoukou dans le district de Goma Tsé Tsé, département du Pool. Sur les 570 corps recensés , 69 corps ont été enregistrés  à la  morgue de  Makélékélé , 44 corps à Talangai et 457 corps à la morgue municipale de Brazzaville.