La Fondation aide et solidarité exhorte les femmes à dénoncer les actes de violence.

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Une matinée de sensibilisation aux violences faites aux femmes et aux filles a été organisée le 31 janvier à l’école du 15 août 1963 au quartier Nkouikou dans le 4e arrondissement Loandjili par la Fondation  aide et solidarité que dirige Bernard Serges César Bouya.

Depuis sa création en 2013, la Fondation aide et solidarité s’est assignée pour objectifs d’aider les femmes vulnérables mais aussi à lutter contre toutes  les formes de violence faites aux femmes et aux filles. Car, la violence faite aux femmes et aux filles est un frein à leur développement et leur épanouissement « Une femme sur trois subit une forme de violence au cours de sa vie. Cela représente plus d’un milliard de femmes dans le monde. Les auteurs de ces violences croient que brutaliser une femme ou une fille est un comportement approuvé par la société. Ils estiment pouvoir les commettre sans aucune réprobation. Il est temps de dire : ça suffit. Nous voulons finir avec les violences faites aux femmes et aux filles et cela ne doit pas être un simple slogan, nous devons poser des actes. Il nous reste à parcourir un long chemin. Ce n’est qu’en agissant de concert que nous atteindrons nos objectifs fondamentaux », a dit Chancelle Makaya Makoundi, déléguée générale adjointe, chargée de l’administration.  

La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1993 définit la violence à l’égard des femmes comme «Tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques y compris la menace de tels actes, la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

En lien avec les dispositions réglementaires internationales en la matière, deux communications ont été faites par Virginie Ndessabeka, déléguée aux projets et relations avec les institutions au sein de la Fondation aide et solidarité  qui a exposé sur la typologie des violences basées sur le genre. Quant au  Dr Carmel Matoko, déléguée générale  chargée de la coordination au sein de la Fondation aide et solidarité, elle a axé son intervention sur les conséquences de ces violences et les voies de recours.

Les violences physiques, sexuelles, sociales, celles liées aux croyances religieuses, psychologiques, économiques ont été répertoriées par la première oratrice étayées par des exemples concrets pour mieux édifier l’auditoire, tandis que la deuxième intervenante a axé son propos sur l’intérêt de dénoncer ces violences  quelles qu’elles soient, car l’omerta ne peut être la solution. Bien au contraire, la posture du silence a des conséquences désastreuses sur la vie du couple en général et celle des enfants en particulier, qui sont souvent à la merci de la rue avec toutes les conséquences qui en découlent (banditisme, errance, vagabondage…). Pour elle, les femmes doivent, en cas de violence, appeler les numéros verts : 117 et le 14 44 ou bien s’adresser aux pouvoirs publics tels les ministères en charge des questions de femme et celles des affaires sociales, sans oublier les associations et ONG sœurs en charge des questions de violence telles : le comptoir juridique junior, Azur développement, Asi… «  Si tu ne reconnais pas ta maladie, tu ne peux pas la traiter », a-t-elle conclu.

Au cours des échanges, de nombreuses femmes, après avoir  fait des témoignages émouvants et pathétiques sur les situations de violences subies dans le foyer, ont pris la décision de briser le silence maintenant qu’elles sont informées de la démarche à adopter.

A la fin de l’activité, Bernard Serges César Bouya, président de la Fondation aide et solidarité, en compagnie  des membres de ladite fondation, a remis une enveloppe à chacune des femmes présentes à l’activité comme « Don de renforcement de leurs fonds de commerce ».