Jean Didier Elongo, voleur barbare et vantard détenu à la DGST pour banditisme

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Comme tout bon Mbochis, imbu de sa personne grâce à « leur » pouvoir, le condamné pour vol, Jean Didier Elongo profitant d’une fausse liberté conditionnelle s’est présenté avec des militaires pour récupérer de force son poste, cassant tout à son passage. Comportement d’un juriste du bord de l’Alima. Il a été interpellé et placé en détention dans les locaux de la DGST.

Le Congo notre pays n’a même plus besoin d’une justice, mais plutôt de la psychothérapie.

Nul ne pouvait imaginer que M. Jean Didier Elongo, ancien Directeur Général de la DGCMP (Direction Générale du Contrôle des Marchés Publics), reconnu coupable de détournement des fonds publics et condamné à payer 650 millions FCFA dont une amende de 50 millions et 600 millions à titre de dommages et intérêts à l’Etat congolais, pouvait un jour, débarquer en compagnie des hommes armés à la DGCMP, afin d’investir ses anciens bureaux.




Cet homme qui en réalité n’avait pas été suspendu, ni officiellement relevé de ses fonctions pendant son séjour en prison, rongeait tranquillement son frein jusqu’à l’acte posé ce jour.

Il faudrait quand même reconnaitre que M. Jean Didier Elongo, qui n’avait pas été gracié officiellement, mais n’avait pas non plus rejoint sa cellule à la maison d’arrêt de Brazzaville après sa libération conditionnelle pour maladie, avait entretemps pris du galon au sein de son parti le PCT, jusqu’à intégrer le cercle fermé des membres du comité central. Cela parait étonnant quand on sait que M. Sassou Nguesso, Président de la République, est aussi Président du comité central du PCT, malgré les verrous mis dans la constitution de 2015.

Aujourd’hui, le PCT se prend les pieds dans le tapis. A force de promouvoir le vol et les antivaleurs, le message envoyé par le gouvernement à l’endroit des inciviques est brouillé par l’impunité légendaire de ses principaux animateurs.

Il n’est donc pas surprenant que M. Jean Didier Elongo qui n’aurait pas tiré les leçons de son passage en prison, pense dans son for intérieur, qu’il n’est pas plus voleur ou plus escroc que ses camarades du PCT, et qu’il mérite d’être réhabilité et d’obtenir une promotion.




Tout ce qui s’est passé ce jour à Brazzaville illustre parfaitement l’état d’esprit de tous ces personnages lugubres qui pensent tous détenir un petit bout du titre de propriété du Congo, et que les autres citoyens ne seraient que de simples figurants d’un film dont ils seraient en réalité, les principaux acteurs.

Dans quel pays au monde les militaires ou les policiers accepteraient-ils de respecter et d’obéir aux ordres et injonctions d’un condamné ?

Le PCT, parti-état, serait-il en réalité une mafia ?

Le Congo notre pays a vraiment touché le fond. C’est la preuve qu’il serait difficile, sinon impossible, de mettre en place une véritable commission de lutte contre la corruption ; les principaux corrompus et les voleurs étant ceux qui font la pluie et le beau temps.