Congo : Le Pam pour le renforcement de la résilience des peuples autochtones

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Le représentant du Programme alimentaire mondiale (Pam), M. Jean-Martin Bauer, a manifesté le besoin de renforcer la résilience des peuples autochtones, en vue d’améliorer leur capacité d’adaptation, leur sécurité alimentaire et leur résistance aux changements climatiques.

Au cours d’une interview accordée à l’Agence congolaise de l’information (Aci) sur la Journée mondiale des peuples autochtones, célébrée le 9 août de chaque année et placée cette fois-ci sous le thème « Covid-19 et la résilience des populations autochtones », M. Bauer a dit que les peuples autochtones sont parmi les premiers à subir directement les conséquences des changements climatiques, étant donné qu’ils dépendent de l’environnement, de ses ressources et entretiennent une relation étroite avec celui-ci.




Les changements climatiques représentent une menace et un danger pour la survie des communautés autochtones. Aussi, ils impactent sur leur mode de vie traditionnelle et leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Les mécanismes de mode de vie sont perturbés par l’augmentation des températures et le changement des saisons qui impacte sur la chasse, la cueillette et la pêche », a-t-il expliqué, ajoutant que ce changement n’est pas aussi visible si l’on ne consulte pas les peuples autochtones.

 Par ailleurs, M. Bauer a souligné la nécessité de soutenir ces peuples, car une partie de cette population est restée largement à l’écart de la dynamique de développement du Congo, ajoutant que cette communauté a besoin d’une attention particulière. « Quand la forêt disparaît,  le peuple autochtone disparaît aussi. Mais si on arrive à outiller les jeunes autochtones, ils vont survivent dans le Congo du 21ème siècle », a-t-il poursuivi.





En outre, M. Bauer a fait savoir qu’une subvention de 10 millions de dollars a été approuvée en octobre dernier par le Fonds d’adaptation au changement climatique, et le Pam travaille actuellement avec l’ensemble des agences des Nations unies et le ministère du tourisme et de l’environnement sur un programme d’adaptation de cette communauté au changement climatique, qui sera lancé dans les prochains jours.

Grâce au projet des cantines scolaires, a-t-il rappelé, le Pam assiste 3.500 enfants autochtones inscrits dans les écoles ORA (Observer, Réfléchir, Agir) dans le département de la Likouala depuis 2015.

Le département de la Likouala est particulièrement touché par l’insécurité alimentaire et les cantines des écoles ORA contribuent à améliorer la santé et l’apprentissage de ces enfants. « Sans alimentation, les enfants ne vont pas à l’école, alors qu’ils ont le droit à l’éducation, la justice et à la santé », a conclu M. Bauer.

(ACI/Marlyce Tchibinda Batchi)