CHU de Brazzaville : on opérerait les malades avec des lampes torches

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Les problèmes financiers et humains du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville sont nombreux. La dégradation des soins est préoccupante, faute de plateau technique. Le service de réanimation n’a plus aucune machine permettant l’intubation des patients. Idem pour l’unité neurovasculaire où il manque des scopes et appareils à tension. Que dire du bloc opératoire ? Ici, on opère les malades les portes ouvertes, faute de climatisation des salles et parfois avec des lampes torches faute d’électricité. Le fer à repasser du service de buanderie et de laverie du CHU de Brazzaville est en panne depuis plusieurs jours, a-t-on appris auprès du président de l’intersyndicale, Victor Bienvenu Kouama.




Le président de l’intersyndicale du CHU-B, Victor Bienvenu Kouama a exposé les difficultés auxquelles se trouve confronté cet hôpital qui jadis était un bijou et faisait la fierté du pays. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le CHU-B manque de tout ce qui doit faire de lui un réel hôpital, manque d’eau, d’électricité, de médicaments… La nuit les opérations se font à l’aide des lampes-torches.




Autrefois, un bijou qui faisait l’honneur du Congo, le CHU-B présente aujourd’hui l’image d’un parent pauvre.

Le CHU traverse une situation extrêmement difficile que le commun des mortels qualifie de crise économico-sociale de grande ampleur. La vie des citoyens congolais est sacrifiée. C’est une mort qui nous est distribuée à bon prix.

Le CHU de Brazzaville, au stade actuel, a fait son temps. Il mérite un autre traitement, compatible avec la poussée démographique de la ville capitale, les maladies, sans cesse graves, et l’évolution des technologies médicales sans compter les désastreux dérapages financiers dont il est souvent victime, sous l’œil indifférent et complice des gouvernants et du parquet de la République.