CHU-B : l’intersyndicale veut le départ du directeur général

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Le collectif des médecins et cadres du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B), conduit par l’intersyndicale, a exprimé, le 4 février, son mécontentement à l’égard de la direction générale de l’établissement, dans une déclaration lue par Bienvenu Kouama, à l’issue d’une assemblée générale.

Le collectif des agents et l’intersyndicale sollicitent au gouvernement la nomination d’un nouveau directeur général de nationalité congolaise ayant la connaissance des problèmes du CHU-B.

Ils exigent l’ouverture d’une information judiciaire contre le ministère de la Santé et de la Population, et d’un dialogue afin de tenir les états généraux du CHU-B pour relancer le fonctionnement de la structure.

Il est reproché au gouvernement de ne pas avoir mis à la disposition des cadres du CHU les moyens de travail nécessaires. Le collectif des agents et l’intersyndicale recommandent la restitution « des fonds détournés » qui s’élèvent, selon eux, à un milliard six millions francs CFA par l’équipe canadienne et le ministère de la Santé et de la Population.




Ils demandent, par ailleurs, le reversement de treize milliards cinq cents millions francs CFA qui seraient détenus par le Trésor public et non reversés à la Caisse nationale de sécurité sociale et à la Caisse de retraite des fonctionnaires.

Le collectif et l’intersyndicale soulignent que le CHU connaît de « graves problèmes » entre les différents services ; les blocs opératoire et d’accouchement seraient fermés. Les services sont dépourvus du matériel comme le scanner, l’imagerie, ainsi que les produits pharmaceutiques.

Le président de l’intersyndicale, Bienvenu Kouama, a expliqué que le CHU avait procédé en 1988 au recrutement des filles de salle, brancardiers, et bien d’autres personnels avec le diplôme de Certificat d’études primaires élémentaires.  Les faux diplômes évoqués par la direction du CHU relèvent des résultats de l’audit de 2015-2016.