CHU-B: 15 décès chaque jour malgré l’arrivée du nouveau Canadien, le malade doit tout payer seul

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Visiblement, les défis à relever au CHU-B sont encore plus nombreux que les petites réalisations effectuées par sa nouvelle direction. Malgré le crédit de 12 milliards de la BDEAC, les patients continuent encore de prendre tout à leurs frais, même les seringues. On compte plus de 15 décès par jour dans cet établissement hospitalier.

Un médecin qui a requis l’anonymat se sont incapable face au désastre sanitaire de son lieu de travail. Lui, qui a été formé en Occident pour sauver des vies, assiste impuissant au décès successif de ses patients pour le simple fait de manquer d’argent pour bénéficier d’un service de qualité.

L’autre fois, confie-t-elle, en pleine opération chirurgicale, un médecin était obligé chaque fois de sortir demander à la famille de compléter un produit manquant. Eh oui ! Au CHU-B, malgré l’arrivée du Canadien, c’est aux malades de prendre en charge la liste des produits nécessaires à leur passage au bloc opératoire.

Le malade paie jusqu’aux seringues et doit même ramener du papier hygiénique pour ses besoins. Une catastrophe silencieuse se vit chaque jour au CHU-B, parfois avec la complicité de la majorité du personnel médical. On a l’impression que ce centre hospitalier se sent à l’aise avec son nom de CH-TUE et entend le mettre en évidence.

Dans un hôpital sérieux, on lit de la tristesse dans les yeux du personnel médical quand le nombre des décès augmente. Mais au CHU-B, c’est la réjouissance dans l’indifférence totale que manifeste le personne médical. La mort a été banalisée par ceux qui sont censés sauver des vies. Si la morgue municipale, située juste à côté est le poumon économique de la ville de Brazzaville, le CHU-B en est le principal fournisseur.