Campagne présidentielle : quand les sérigraphes se frottent les mains

Pour s’assurer une parfaite visibilité au cours de ces périodes, les candidats ou leurs supporters sollicitent les services des sérigraphes pour la conception des T-shirts, banderoles, pancartes et autres articles. Naturellement, le chiffre d’affaires des ateliers de sérigraphies grimpe.

Quand on sillonne Brazzaville, la capitale congolaise, visiblement, la fièvre de la campagne prend ses quartiers dans les divers arrondissements. Impossible d’ailleurs de passer une journée sans apercevoir des banderoles sur lesquelles sont mentionnés des messages en faveur des candidats. Plusieurs ateliers de sérigraphie, à travers la ville de Brazzaville, s’attellent ainsi à la tâche en misant sur leur savoir-faire.

Comme toute activité humaine, l’art de la sérigraphie s’apprend. Selon Junior Mpankala, c’est un métier qui exige beaucoup de capacité cognitive et d’adaptation en la matière, comme qui dirait, il ne suffit pas seulement d’avoir un atelier et des machines d’impression, mais il faut plutôt savoir les utiliser pour pouvoir offrir aux clients un travail de qualité. Il exerce ce métier depuis une dizaine d’années et a entrepris plusieurs formations en sérigraphie auprès de ces prédécesseurs.

Face aux grandissantes attentes des clients, les sérigraphes congolais ont adopté les modes de conception et de réalisation d’objets utilitaires et décoratifs, répondant aux attentes de la clientèle.

Les moments de campagnes ont toujours été profitables à bien de structures. A part les sérigraphes, les agences de communication et de location des véhicules, les graphistes, les médias et les locataires de panneaux publicitaires en profitent aussi.