Baby Boom à Pointe Noire, des bébés naissent en désordre

La capitale économique du Congo connaît une spectaculaire augmentation des naissances . Un véritable Baby Boom entre la forêt du Mayombe et l’Atlantique.

Au moment où le prix du baril du pétrole a considérablement baissé, et la pandémie du Covid a tout bousculé, entraînant, en théorie, la réduction du train de vie de l’État, les Pontenegrins ont décidé de passer outre cette situation par l’augmentation du nombre des naissances.

Il n’existe presque pas dans la ville océane une cour sans nouveau né ou enfant de moins d’un an. «C’est Dieu qui donne les enfants, pas nous » dit -on. Faute d’éducation sexuelle, il est presque rare pour certains de faire usage des méthodes contraceptives.

La situation de chômage dans laquelle se trouvent de nombreux jeunes les contraint à tourner en rond dans le cercle familial où le manque de distraction fait du sexe le passe temps idéal. Sans argent, et sans perspectives d’embauche immédiat, le sexe et l’alcool s’avèrent être un remède à l’ennuie ….

La moyenne d’âge des filles mères varie entre 16 et 25ans et le plus souvent sont ici des couches défavorisées où l’usage du corps à des fins de subsistance prédomine. « On a l’impression qu’à Pointe Noire, les jeunes pensent plus avec leur sexe qu’avec la tête » déclarait un expatrié stupéfait face à cette situation.

D’autres justifient ce baby boom au manque d’espace de loisirs dans la ville, ce qui pousserait les jeunes à se rabattre sur le sexe qu’est devenu plus une distraction que nécessité.

Le ministère des affaires sociales devrait s’impliquer davantage dans la sensibilisation et éducation sexuelle afin tant soi peu d’apporter une autre vision de la sexualité à la jeunesse pontenigrine. Car le spectacle qu’offre la ville avec des jeunes filles portant au dos des nouveaux nés n’honore en rien le dit ministère.

Bien qu’il soit difficile de réduire cette flambée de maternité précoce, les autorités compétentes en charge des affaires sociales doivent agir dans l’accompagnement de ses filles mères à une meilleure insertion. La situation économique du pays doit empêcher de voir grandir dans une situation de pauvreté totale la majorité de ses nouveaux nés.