Au Congo, des écoles privées sont dépourvues d’espaces de jeux

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Bon nombre d’écoles privées ne disposent pas d’assez d’espace qui permettrait aux élèves de pratiquer le cours d’éducation physique et sportif (EPS) indispensable au programme de l’année. Les élèves sont alors soumis à une corvée qui consiste chaque fois à quitter l’école aux heures d’EPS pour se rendre à l’endroit choisi par l’administration de l’école pour l’exercice de ce cours.

Pas un seul jour ne passe sans que les populations n’assistent à un défilé d’écoliers marchant à la  queue leu leu à l’image des cannetons , en compagnie de leur professeur d’EPS, le long des ruelles et même des grandes artères de la ville, via terrain de sport ciblé et occupé anarchiquement par l’établissement ces élèves, quoique confiés à leur professeur, courent de grands risques, exposés ainsi aux incidents de la rue .




L’on va sans ignorer que Brazzaville est inondée de chauffeurs de taxis et de voitures des particuliers  dépourvus de permis de conduire sinon détenteurs de faux permis. Ces derniers roulent à tombeau ouvert comme s’ils étaient seuls au monde. Leur  mauvaise conduite pourrait toutefois  avoir des répercussions sur les piétons qui sont souvent surpris de les voir sortir de nulle et foncer vers eux pour les percuter.

A cette catégorie de chauffeurs s’ajoutent les mécaniciens qui profitent toujours du rodage pour faire le « m’as-tu vu », en sillonnant les ruelles du quartier à bord des véhicules d’autrui. « S’inscrire dans un centre pour mieux apprendre le code de la route est une perte de temps », laissent-ils entendre à la cité. Ils préfèrent directement apprendre auprès de ceux qu’ils appellent  « maître » en même temps qu’ils apprennent le métier. Dans la mêlée, se on trouve des garagistes qui s’essayent au jour le jour à la conduite.

Les chauffeurs en cavale, avec la police à leurs trousses, également devenir une source de malheur sur la route qu’empruntent chaque matin la colonie des élèves en direction du fameux terrain.

Il y aussi les fous qui circulent librement dans la ville. Ces malades mentaux pourraient également s’attaquer aux élèves d’autant plus qu’ils deviennent très agressifs lors de la pleine lune.  Ils crachent sur le visage des passants qu’ils se mettent à lapident  quelquefois, frappent les hommes  à leur passage et vont jusqu’à bondir sur les femmes pour les violer.

Il faut ajouter à cela, les  caprices de la machine, à l’instar des freins qui pourraient lâcher, sinon une roue du véhicule qui pourrait se détacher de l’engin pour rouler à toute vitesse du côté du trottoir .

Autre point non négligeable, l’inadvertance du professeur ou encore celle des  élèves eux-mêmes qui pourrait engendrer un accident de circulation.




Ils sont toujours  vêtus de bleu ou de bleu-blanc, de rouge, de rouge-blanc, de vert, de vert-blanc, de jaune, de jaune-blanc. A chaque niveau d’étude, sa couleur. Seulement, cette organisation qui cadre avec le souci de l’administration de repérer facilement les élèves qui portent parfois le macaron de l’école  ne suffit pas pour prétendre les sécuriser.

Il serait alors judicieux pour ces établissements scolaires qui connaissent tous les matins ce phénomène de déplacement massive des élèves de l’école  au  terrain de sport, d’améliorer leur système éducatif en adoptant une nouvelle procédure qui pourrait se résumer à mettre à la disposition des élèves, un  minibus qui assurerait désormais la navette.