Alima Palace ou l’échec de la gestion Mbochis

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Au bord du fleuve Alima, à Oyo, ville natale du Chef, dans le département de la Cuvette, le quatre étoiles affiche fier allure mais manque d’attrait. Chambres, piscine, parkings, restaurant, bar, salles de conférences et de sports, hall …désespérément vides.

 » Nous fonctionnons à la faveur d’événements ponctuels et, surtout, quand le président de la République séjourne ici à Oyo », regrette, d’un air mélancolique, celui que nous appelons ici Joseph, travailleur temporel d’Alima Palace, le plus grand hôtel de la partie nord du Congo. Quel gâchis!

Le ministère du tourisme dispose-t-il d’un plan de relance de cet hôtel pour le rendre attractif via le boost du tourisme interne? N y a-t-il pas possibilité de créer un pont entre Pointe-Noire, Brazzaville et Oyo via l’aéroport international d’Ollombo, qui tourne également à perte?

Pour y parvenir, un véritable plan de marketing touristique devrait revoir les prix du billet d’avion charter entre les deux capitales congolaises et Oyo. La capitale économique, Pointe-Noire, dispose potentiellement des touristes européens et autres congolais friqués qui peuvent mordre à l’idée de découvrir le septentrion, avec comme lieu d’hébergement Alima Palace. Des privés pourraient être à la manœuvre.

Seul gros problème :les prix pratiqués actuellement par Alima Palace sont hors de portée : 195 000 fcfa pour une chambre standard et 260.000 pour une chambre de luxe, la location d’une petite salle de conférence coûte 1 million de fcfa…

Trop cher pour attirer des touristes locaux voire de l’étranger! Il faut des prix plus souples, si l’on veut faire vivre cet important hôtel. Autrement dit, ce sera la décrépitude voire un éléphant blanc de plus!

A. Ndongo, journaliste économique et financier

Texte modifié