Une importante cargaison d’armes et d’équipements militaires du Congo saisie au Brésil

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L’ordre a été donné par le département d’État Américain aux autorités brésiliennes qui l’ont exécuté à la lettre et fait saisir, une importante cargaison d’armes à destination de Pointe-Noire via le port de Luanda. Joao Pereira,le marchand d’armes au centre de l’opération a été entendu pendant des heures par la police.

Tout commence lors du salon de la défense à Rio Janeiro où le Bresil a exibé son savoir-faire de ses fabricants d’armes en quête de nouveaux marchés dans un monde ravagé par des guerres. Les 150 entreprises brésiliennes qui exposent alors à ce salon baptisé LAAD pressentent des offres variées allant des avions-cargos eux balles traçantes.




Dans le stand du fabriquant d’armes Taurus, les intéressés empoignent des fusils d’assaut dernier cri pour les inspecter sur toutes les coutures, les pointant vers des cibles imaginaires.Et parmi eux figurent trois officiers de la direction générale de la sécurité présidentielle du Congo Brazzaville qui tombent sous le charme des armes brésiliennes.

Joao Pereira qui est présent joue son va-tout et capte les officiers Congolais fascinés par sa connaissance de l’Afrique.Le marchand d’armes a notamment opéré en Angola,Mozambique et Guinée Bissau où il a armé les narco-militaires de ce petite pays lusophone d’Afrique de l’Ouest.

Alors qu’il rencontre les officiers Congolais dans ses locaux dans la banlieue de Rio,la CIA qui le suit s’intéresse et alerte les services secrets brésiliens qui procèdent à une filature exhaustive.Les Congolais optent pour les armes du fabricant Taurus,des gilets pare-balle du fabricant Glagio do Brasil,des bateaux pneumatiques munis d’armes automatiques de la firme DGS Défense.

Les officiers Congolais concluent avec le marchand brésilien une juteuse affaire d’un coût de 3 millions de dollars,mais demandent au brésilien de surfacturer à 4 millions.Prête à être envoyée au Congo via l’Angola pour brouiller les pistes,la cargaison a été saisie par la police brésilienne sur demande des USA qui ont fait parvenir à Sao Paulo,un rapport qui accable les autorités de Brazzaville.