Une aide urgente de l’Etat congolais sollicitée pour l’entretien des aéroports




La crise sanitaire de covid-19 a entraîné la quasi-fermeture des aéroports congolais, avec une baisse de trafic aérien de -98%. Afin de mieux préparer la reprise des vols internationaux, l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) réclame des subventions du gouvernement.





Les vols domestiques ont repris depuis quelques jours, notamment entre Brazzaville et Pointe-Noire. Les autorités aéroportuaires s’activent pour l’organisation des sites et des conditions en vue de la reprise des vols internationaux. Mais la décision pour cette reprise incombe en l’occurrence au gouvernement congolais et ses partenaires étrangers.D’après le directeur général de l’Anac, Florent Serge Dzota, certains équipements aéroportuaires se trouvent dans un état vétuste nécessitant d’importants travaux d’entretien. Sont alors concernés l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville, l’aéroport international A.A Neto de Pointe-Noire et celui d’Ollombo. Par exemple, l’ancienne piste de Brazzaville d’environ 3300m est devenue inutilisable, de même que la bretelle J, une voie de circulation des appareils, dont les travaux de réhabilitation ne sont pas encore achevés.

L’Anac chargée de mettre en œuvre la politique nationale en matière de l’aviation civile et de la météorologie est tenue d’appliquer les exigences internationales sur la supervision de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile. La République du Congo a donc deux ans pour améliorer sa note concernant le système de sécurité, la supervision de la sûreté, l’homologation des aéroports secondaires et la formation du personnel.




Pour cela, le pays se doit de préserver les acquis de ces dernières années, avec le taux de mise en œuvre du système de sécurité à 66% contre 58,2% de moyenne africaine et celui de la supervision de la sûreté à 54,2% pour une moyenne africaine de 50%. Afin d’atteindre les défis d’attractivité internationale et du rayonnement de ses aéroports, le Congo peut toujours s’appuyer sur l’Anac comme instrument technique. « Nous travaillons d’arrache-pied pour sortir les compagnies aériennes congolaises de la liste noire de l’Union européenne », a assuré Florent Serge Dzota.

Lors d’une rencontre avec les autorités aéroportuaires le 29 juin à Brazzaville, la nouvelle ministre des Transports, Ingrid Olga Ghislaine Eboucka-Babakas, s’est rendu compte de l’immensité des chantiers du secteur aérien. « Si nous ne sommes pas à la hauteur des enjeux de sécurité, de sûreté et d’audit de la gestion financière de nos aéroports, nous ne pouvons pas avancer dans le bon sens. Il nous faut améliorer nos performances », a insisté Ingrid Eboucka-Babakas, après avoir reçu les responsables de l’Anac, l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar, les dirigeants des sociétés Aerco et Congo Handling.