Un groupe de militaires interpellés pour avoir chanté: «Mokonzi, yiba na yo, seko na seko !»

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L’on se souviendra lors de la campagne présidentielle de ce chant du candidat Sassou Nguesso avec sa sale voix devant une foule : « Fanda na yo, fanda na yo, Mokonzi fanda na yo, séko na séko ! » en d’autres termes Sassou Nguesso s’auto flagellait comme étant le président éternel du Congo. Un groupe de militaires qui pratiquaient du sport dans leur ironie et l’unique but de créer une ambiance l’ont déformé en : « Mokonzi Yiba na yo, Yiba na yo, Séko na séko ! » en d’autres termes à Sassou de voler éternellement dans les caisses du Trésor Public comme il sait bien le faire avec son clan. La vidéo qui a remonté chez les autorités ont conduit à l’arrestation de ces militaires.

Pour le clan Sassou, c’est une blague de mauvais goût bien que cela soit une vérité. La plupart de ces militaires ont la double peine d’être nordistes et de traiter directement leur chef de voleur. Ce qui n’était qu’une ambiance de caserne s’est vite transformé en délit d’atteinte à la sûreté de l’État.

Un groupe de militaire qui pratiquait le sport a été interpellé pour avoir chanté dans le cadre de l’ambiance: «  Mokonzi, yiba na yo Séko na séko ! » Les autorités leurs reprochent une animosité contre le chef de l’État pouvant conduire à des idées de renversement bien qu’eux ne parlent que d’une ambiance normale entre militaires dans la pratique du sport.

Certains officiers de l’armée ne voient non plus la véritable raison de leur interpellation d’autant plus qu’ils n’ont en rien les mauvaises idées contre le pouvoir. Il est habituel d’entendre ce genre de chants lors des sorties sportives de la troupe. «  Plusieurs fois, ils entonnent des chants contre nous les officiers et cela n’est que normal, je ne comprends pas pourquoi on les interpelle pour une bêtise ! » s’est interrogé un officier qui a requis l’anonymat.

« Qui ne sait pas dans ce pays que toutes les autorités se servent dans les caisses de l’État ? Ces mêmes militaires interpellés aujourd’hui chantent aussi à la gloire des chefs, et là ils ne font l’objet d’aucune réprimande ! » confie un autre officier.

Comme l’a su bien le dire l’inspecteur général des finances Jules Alingueté qui traque les voleurs en RDC : «  Tout voleur n’aime pas qu’on lui rappelle son métier ».