UA: le financement de l’institution et la crise migratoire, enjeux du sommet

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L’Union africaine est réunie au niveau ministériel avant le sommet des chefs d’Etat de ce week-end. Deux grands enjeux pour ce rendez-vous : le financement de l’institution et la crise migratoire.

Le principal enjeu sera sans doute la question de l’autofinancement de l’Union africaine. Les actions de l’UA sont dans leur grande majorité financées actuellement par les partenaires européens, japonais, chinois. « Sans son indépendance, l’Afrique n’est rien du tout. Avec son indépendance, elle peut être tout », a lancé ce matin le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat.

Mais certains Etats africains rechignent à créer une taxe de 0,2 % sur leurs importations. Le futur président en exercice de l’Union africaine, le Rwandais Paul Kagame, devrait donc préciser ce dimanche quelles sont les mesures spécifiques qui seront accordées à ces pays réfractaires, afin que la réforme fasse enfin consensus et qu’elle soit validée par tout le monde.

L’autre enjeu attendu est celui de la question migratoire. C’était le thème central du sommet Union africaine-Union européenne d’il y a tout juste deux mois à Abidjan, qui s’était tenu après la diffusion des images d’un marché aux esclaves en Libye.

Quelques jours plus tard, le 6 décembre, l’Union africaine avait annoncé vouloir rapatrier quelque 20 000 migrants de Libye au cours des six semaines suivantes. Aujourd’hui, les six semaines sont passées, mais le mystère demeure. A l’ouverture du Conseil des ministres de l’Union africaine ce jeudi matin, le président de la Commission Moussa Faki Mahamat et le ministre guinéen des Affaires étrangères Mamady Touré n’en ont pas dit un mot. Affaire à suivre.