[ Tribune ]: Renouveler la classe politique congolaise devient un impératif

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La moindre des intelligences ou tout simplement de sagesse commande, quand on a utilisé une façon de faire pendant 23 ans pour aider un Président à comprendre ses devoirs vis à vis du pays, et qu’il n’en a eu cure, répondant toujours avec un cynisme mépris et une propension à humilier, de se résoudre à l’évidence que la patience ou l’indulgence comme on voudra, devient une complicité objective. Il s’agit tout simplement d’établir l’évidence.




Traumatisée par la longue tradition de violence de ce pouvoir, l’opposition a maquillé la couardise en obsession de paix. Cette démission procède de la non-assistance à peuple en danger pire, délivre à ce pouvoir le plus obscurantiste d’Afrique, le droit d’assujettir un pays.

Le Congo est devenu pire qu’un capharnaüm, avec une jeunesse désœuvrée, des retraités devenus des gueux, des fonctionnaires payés irrégulièrement, en somme, une banqueroute relevant d’un pillage sans nom.

Tout ce requiem est exécuté par un pouvoir dont les bourreaux qui occupent la mezzanine traitent nos populations d’ingrates personnes et leurs petites mains qui occupent la terrasse, continuent à étrangler des concitoyens déjà à bout de souffle, afin d’obtenir leur approbation, le couteau sous la gorge.




C’est le devoir de tout citoyen de mettre un terme à ce supplice. Les citoyens de la République Démocratique du Congo ont le même amour de la vie que nous, simplement ils ne transigent pas sur la dignité, une vertu que nous avons perdue et qu’il faut restaurer.

Même si nous n’attendons plus grand-chose de l’opposition actuelle qui ne brille pas par une exemplarité et un courage indéfectible, nous ferons de notre mieux pour ne pas nourrir nos réflexions de la désillusion et de la chape inexpiable de honte qu’elle fait porter à un peuple qui a fait plier le promoteur des antivaleurs dans son histoire récente.




Pour résoudre cette énigme, nous travaillons sans relâche pour décoder tous les messages de nos jeunes qui ne demandent qu’à agir, afin que leurs aspirations inspirent chacune de nos décisions, chacun de nos projets.

Nous exhortons donc la jeunesse congolaise, notre précieuse relève, à tenir bon.

Nous nous engageons ce jour à bâtir une société à son image.

En définitive, la survie de notre nation dépendra de la place que notre jeunesse occupera dans le nouvel édifice que nous prenons l’engagement de construire avec elle.

Laurent DZABA
Président du Mouvement Panafricain et Citoyen