Transport : nécessité de relancer le réseau du Chemin de fer Congo-océan




Après plusieurs années de frémissement, l’entreprise publique de transport ferroviaire peut espérer un plan de redressement. L’annonce a été faite par la ministre en charge des Transports, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, lors d’une mission effectuée à Pointe-Noire.

Lors d’une rencontre avec les dirigeants du Chemin de fer Congo-océan (CFCO), Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas a souligné l’importance de redresser l’entreprise publique, considérée comme l’épine dorsale de l’économie nationale.




« Si nous travaillons en synergie, en une année, nous pourrions aboutir à des résultats satisfaisants. La tâche est certes difficile mais pas insurmontable, car elle est confiée à des femmes et des hommes déterminés », a-t-elle signifié.

Le CFCO est confronté à des difficultés financières et sociales. Il a vu une partie de son réseau endommagé en 2016 pendant le conflit armé dans le département du Pool.  La ministre de tutelle a promis de tout faire pour essayer de remonter la pente, grâce à un processus de partenariat public-privé.

« Les chiffres que vous m’avez donnés sont effrayants. Lorsque nous apprenons le coût des infrastructures ferroviaires, pouvons-nous imaginer que l’Etat va redynamiser sur fonds propres le secteur du rail ? Je ne crois pas », a-t- elle dit.




En ce qui concerne les difficultés administratives et les questions liées aux ressources humaines du CFCO, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas a fait savoir qu’il était nécessaire de moderniser les infrastructures et de remplacer les agents qui ne sont pas compétitifs. Elle entend s’entretenir avec le syndicat du personnel afin de s’imprégner du fonctionnement de la compagnie.

Le CFCO dispose d’un réseau d’une longueur de 886 km, soit 510 km entre Pointe-Noire et Brazzaville, 285 km de Mont-Bélo à Mbinda et 91 km du tronçon hors de la ligne.