Transfert des devises : l’Unipace propose un plan d’urgence économique de la zone Cémac

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En raison des restrictions liées au transfert des fonds, les opérateurs économiques, réunis le 24 septembre à Brazzaville, ont suggéré un aménagement pour faciliter leurs opérations. 

La décision a été prise lors de l’assemblée générale ordinaire de l’Union des patronats d’Afrique centrale (Unipace) qui avait pour but de faire le tour des principaux sujets d’actualité économique sous-régionale, au rang desquels l’épineux problème du transfert des devises.

Selon le communiqué final sanctionnant leur réunion, les membres de l’Unipace ont relevé que malgré quelques notes positives dans le traitement des dossiers dans certains pays, les difficultés demeurent dans l’ensemble de la sous-région. Il s’agit, entre autres, de la traçabilité des opérations, des délais pas toujours précis, de la liasse des documents demandés qui n’est pas harmonisée…

A propos de l’impact, il a été retenu que chaque organisation patronale prendra attache avec son autorité monétaire pour demander des précisions, pendant que l’Unipace devra intervenir auprès de l’instance faitière sous-régionale, la présidence de la Commission. En outre, sur l’environnement économique de manière générale, l’Unipace a souligné des problèmes de gouvernance, avec une fiscalité peu propice au développement des entreprises.

Ces travaux ont permis également à l’Unipace de se doter d’un plan d’action 2019-2022. Il prend en compte la double dimension économique et sécuritaire de la crise dans la sous-région et fait obligation au patronat sous-régional d’éclairer la Commission et les Etats sur les enjeux du processus d’intégration régionale, de la santé des entreprises de la sous-région.




A cet égard, plusieurs recommandations ont été prises parmi lesquelles le renforcement de la position de l’Unipace en tant que représentante du secteur privé communautaire et interlocutrice de la Commission de la Cémac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale)  et des institutions à caractère économique, financier et social ; la veille sur les performances économiques de la zone, le commerce intra-communautaire et les processus d’intégration régionale ; le développement de projets Unipace à impact régional ; la mobilisation de financement de l’Union européenne et des autres institutions de partenariat ; l’extension aux pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale ( CEEAC) et non membres de la Cémac.

Par ailleurs, vu ses missions et ses ambitions, il est proposé d’étendre l’Unipace à l’organisation patronale du dernier pays non encore représenté, à savoir la Guinée équatoriale, ainsi qu’aux organisations patronales des pays de la CEEAC non membres de la Cémac. Pour le principe, la facilitation du Bureau international du travail sera sollicitée.

L’Unipace, indiquons-le, a été créée en décembre 1997, au Cameroun. Elle compte en son sein quatre pays membres, à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, la République centrafricaine et le Tchad. Elle est présidée par le Camerounais Célestin Tawamba.