Trafic aérien : réouverture des frontières en Afrique de l’Ouest




Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont décidé de rouvrir leurs frontières, le 1er août, après cinq mois de fermeture en raison de la pandémie du coronavirus.





Par cette décision, les avions peuvent de nouveau circuler dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, à condition que leurs passagers aient réalisé un test PCR négatif.Depuis la mi-mars, très peu d’avions ont pu décoller au Sahel central, excepté quelques vols cargos, militaires ou de rapatriement. A compter de ce samedi 1er aout, le trafic devrait s’accélérer dans cette zone, car le Tchad, le Niger et le Burkina Faso rouvrent les frontières aériennes.

Les vols commerciaux pourront donc reprendre, à condition pour tous les voyageurs de présenter un test négatif au Covid-19 datant de moins de 72 heures, pour atterrir ou pour quitter ces pays. Il en va de même pour le Mali où les vols continentaux ont déjà repris, car les frontières aériennes sont rouvertes déjà depuis le 25 juillet. Tous les voyageurs au départ de Bamako doivent cependant aller faire un test auprès des services sanitaires maliens pour un coût de 35 000 FCFA.




Cependant, le flou demeure pour les vols vers l’Europe. Si les vols Air France devraient reprendre normalement à partir de ce 1er août, la France n’a pas officiellement rouvert ses frontières avec le pays.

La reprise du trafic aérien fait renaître, au sein des populations de cette partie du continent, un sentiment de soulagement et de crainte à cause du risque de propagation accélérée du nouveau coronavirus.

Dans le golfe de Guinée, le Togo était l’un des derniers pays de l’espace francophone à maintenir ses frontières aériennes fermées. Elles seront désormais ouvertes dès demain. Tous les voyageurs devront néanmoins se soumettre au test PCR à 40 000 FCFA payable lors de l’enregistrement sur une plateforme spécialisée.

Finalement, quasiment tous les pays de l’espace Cédéao rouvrent leur frontière aérienne, à l’exception du Nigeria. Les pays appliquent ainsi les recommandations de l’organisation africaine, qui préconisait fin juin une « ouverture coordonnée et progressive des frontières » afin « de relancer les économies des pays membres de la Cédéao ».