Togo: les législatives n’ont pas mobilisé les foules

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Les élections législatives togolaises se sont déroulées dans le calme ce jeudi 20 décembre. Mais, en l’absence de participation de la coalition de quatorze partis d’opposition (C14), la journée a été marquée par une très faible mobilisation.

Dès l’ouverture des bureaux, à 7h locale jeudi matin, le ton était donné. Il n’y avait pas ou très peu de queue pour mettre son bulletin dans l’urne. Dans le centre et à la périphérie de la capitale, le constat était le même. De nombreux présidents de bureaux et de rapporteurs, qui ont suivi des scrutins par le passé, disaient n’avoir jamais vu aussi peu de mobilisation.

Selon un décompte que RFI a pu effectuer dans une dizaine de bureaux de vote, à la fermeture, le taux de participation était en moyenne de 15%. Un chiffre d’environ 25% une fois ajoutés les bulletins des forces de sécurité qui ont voté mardi.

Très faible mobilisation donc à Lomé, où la coalition des quatorze partis d’oppositions, qui ne prenait pas part au scrutin, a de nombreux sympathisants. Signe que l’appel de la C14 « à ne pas se laisser faire » a été entendu.

Mais le Grand Lomé, ce n’est pas le Togo. En tout, cinq régions votaient. Avec des affinités politiques et des intentions bien différentes.




Dans tous les cas, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a six jours au maximum pour annoncer les résultats provisoires. Les contentieux pourront être déposés dans les 72 heures qui suivent. C’est la Cour constitutionnelle qui réglera ces éventuels litiges et proclamera ensuite les résultats définitifs, au maximum huit jours après l’annonce de la Céni.