Syrie: des soldats turcs tués par des tirs syriens dans la région d’Idleb

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Syrian rescue wokers known as the White Helmets search for victims under the rubble of a house hit in a reported airstrike by pro-regime forces in the town of Sarmin in the northern Syrian Idlib province on February 2, 2020. - Air strikes by the Syrian regime and its Russian ally today killed nine civilians in the last major opposition bastion of Idlib in the country's northwest, a war monitor said. Seven of those killed were members of the same family in the town of Sarmeen, though it was not immediately clear whether the government or Russians carried out that strike. (Photo by Omar HAJ KADOUR / AFP)





Quatre soldats turcs ont été tués et neuf blessés ce lundi 3 février par des tirs d’artillerie du régime syrien dans la région d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. C’est ce qu’a annoncé ce lundi matin le ministère turc de la Défense, qui précise que l’armée turque a répliqué et « détruit plusieurs cibles ». Cette escalade intervient après plusieurs mois d’intenses bombardements syriens et russes contre cette province d’Idleb, la dernière qui échappe encore au contrôle du président Bachar el-Assad.

C’est le scénario contre lequel beaucoup mettaient en garde depuis des mois : celui d’une confrontation directe entre les soldats turcs déployés à Idleb et les forces du régime de Bachar el-Assad, lancées depuis avril 2019 dans une vaste offensive pour reconquérir cette province.

Selon le ministère turc de la Défense, ses soldats ont été la cible de tirs d’artillerie des forces du régime syrien alors même que leur position avait été communiquée en amont. Sans indiquer où l’affrontement a eu lieu, le communiqué précise que ces soldats avaient été envoyés « en renfort ». Depuis un accord russo-turc de septembre 2018, l’armée turque est en effet présente à Idleb sur 12 postes dits « d’observation ».




Or, ces six derniers mois, trois de ces postes se sont retrouvés dans des zones reprises par l’armée syrienne ou encerclés par cette dernière. Malgré les pressions de Moscou, Ankara refuse d’évacuer ces postes. La semaine dernière, le président Recep Tayyip Erdogan avait accusé la Russie de ne pas respecter les accords sur Idleb et avait menacé d’y lancer une opération si les bombardements se poursuivaient.

 Ankara annonce avoir répliqué aux tirs visant ses soldats. Sur son compte Twitter, le porte-parole du président Erdogan, Ibrahim Kalin, va plus loin, affirmant que « le sang de nos soldats ne restera pas au sol, les responsables rendront des comptes ».