« Sassou sait très bien que même le diable ne veut plus de lui comme président du Congo » selon un ministre

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De plus en plus, des voix s’interrogent sur la capacité de Denis Sassou Nguesso à demeurer à la tête de l’État. Même dans son entourage, nombreux sont persuadés qu’il ne sert plus à rien, et que seul le goût du pouvoir conquis par les armes est la raison principale. «  Denis a lamentablement échoué » a confié un haut gradé de l’armée.

Fidèle des fidèles du chef de l’État, un ministre du gouvernement congolais n’a pas hésité à se prononcer sur la situation actuelle du pays officieusement. C’était lors d’une rencontre avec deux diplomates européens en poste à Brazzaville.




Pour ce ministre, il est claire que même le tout puissant créateur ne veut plus de Sas sou à la tête du Congo. Mais ce dernier s’accroche contre vents et marées, parce qu’il croit que le pouvoir lui appartient et aussi et surtout la peur du lendemain pour sa famille.

Denis Sassou Nguesso est très conscient de tout le mal qu’il a fait aux congolais et craint qu’après lui, sa famille en paie les frais. Selon ce ministre, une scène caractérise cette situation. En vacances à Brazzaville, une des nombreuses nièces du chef de l’État,vivant en France, lui a demandé devant tout le monde, pourquoi tuait-il les congolais ?

Une situation embarrassante qui a poussé les gardes à vite réagir en éloignant la petite nièce âgée d’une douzaine d’années.

La grave crise économique qui sévit au Congo et qui a contraint le gouvernement à se rapprocher de nouveau du FMI, moins de 10 ans, est la raison principale qui a convaincu certains proches de Denis Sassou Nguesso, que son temps est passé.

Cette perception est visible tant parmi les officiers de l’armée que l’entourage proche du chef de l’État. Et au Congo, un ministre démissionnaire est catalogué comme opposant, d’où la crainte qui les hante.




Un circulaire de l’ambassade de France, classé top secret sur la situation du Congo met en doute la volonté réelle des proches de Denis Sassou Nguesso à lui faire voir la réalité. Avant son voyage en Chine, selon quelques indiscrétions, Sassou a confié espérer une grande faveur de son allié asiatique.