Sassou Nguesso : «  Je peux tout pardonner à Mokoko, sauf de m’avoir traité de paresseux et tribaliste »

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C’est au cours d’une réunion clanique que le chef de l’État aurait tenu ses propos, en pleine négociation des conditions d’évacuation sanitaire de J3M. Lors de la campagne présidentielle de mars 2016, Jean Marie Michel Mokoko avait déclaré qu’un chef paresseux et tribaliste ne pouvait rien apporter au pays. Des paroles qui auraient blessées Denis Sassou Nguesso, au point de garder la rancune.




Pourtant dans le fond, le général Mokoko a complètement raison. Depuis son retour au pouvoir, Denis Sassou Nguesso a fait du tribalisme le point crucial de la conservation de son pouvoir. Tant qu’il se présente comme le dernier rempart de la survie du Nord contre la menace sudiste, il peut compter sur le soutien des premiers.

Rien qu’à voir la composition du commandement militaire, des directeurs généraux, et des nominations dans administration publique, on peut facilement se faire une idée de ce tribalisme, bien qu’en public, on fait semblant de le dénoncer. Raymond Mboulou a même osé inverser les chiffres de la population du Congo. Désormais, selon eux, le nord est plus peuplé que le sud.




Jean Marie Michel Mokoko, dont le patriotisme n’est plus à démontrer jouit d’une assise nationale et a été plébiscité dans presque toute la partie sud du pays, ce qui énerve le clan Sassou, totalement rejeté de Brazzaville-Sud à Pointe-Noire.

Lors des négociations autour de l’évacuation sanitaire de général Mokoko vers la Turquie, Denis Sassou Nguesso en a profité pour sermonner sa famille, rappelant toutes les sorties médiatiques de son prisonnier personnel. « Je peux tout pardonner à jean Marie sauf de m’avoir traité de paresseux et tribaliste » a-t-il insisté.




Sassou Nguesso n’est-il pas paresseux ?

Le dernier discours à la nation et l’interview pactée qui s’en est suivi, prouvent à suffisance que Denis Sassou Nguesso est un paresseux de la première école. Il est un chef qui ignore tous les chiffres macroéconomiques et ne maîtrise que des questions sécuritaires et militaires.

Les discours écrits par une équipe des flatteurs et dénudés de toute vérité sont lus et relus chaque année par Sassou Nguesso sans s’en apercevoir. Un chef paresseux est celui qui vient affirmer devant les cameras avoir construit des hôpitaux, alors que lui-même, sa famille et son clan se font soigner hors du pays et que son peuple meurt à cause de 1000frs. Les hôpitaux que personne ne voit.

Un chef paresseux est celui qui est incapable de rendre heureux les citoyens d’un pays sous peuplé et rempli des ressources naturelles. Un chef paresseux est celui qui vole l’argent de son peuple pour le garder à l’extérieur.




Un chef paresseux est celui qui s’obstine à faire de son village un pôle industriel quand bien même les experts le déconseillent. A quoi servent réellement tous ses aéroports, palais présidentiels, stades construits ici et là.

Comment dans un rayon de 200 km peut-on construire trois aéroports ? ( Sibiti-Dolisie-Nkayi) et ( Ewo-Owando-Ollombo)

Il est clair que Sassou Nguesso est tout simplement jaloux de la popularité de Mokoko.