Sassou à Antou : « vous les Vilis là vraiment, c’est à Sassou aussi de rendre propre Pointe-Noire ? »

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La dénonciation par Lamir Nguélé, des détournements d’importantes quantités d’argent par l’actuel ministre Jean Marc Thystère Tchicaya, a crée un climat malsain dans le couple présidentiel congolais. Originaire du Kouilou, Antoinette n’a pas apprécié cette chasse à l’homme contre son fils Jean Marc, et s’en est plaint à Denis, qui a reproché aux Vilis, leur passivité et laxisme sur la gestion de Pointe-Noire.

Pour Denis Sassou Nguesso, le véritable problème des Vilis, c’est leur passivité envers leur propre contrée. Accusé de vouloir museler Jean Marc Thystère Tchicaya, le chef du clan de l’Alima a rejeté en bloc ces allégations et a reproché aux originaires du Kouilou leur manque de leadership. Au Kouilou, presque tout le monde reproche au pouvoir de développer Oyo grâce au pétrole du Kouilou, et de ne rien faire pour Pointe-Noire.

Denis Sassou Nguesso a rappelé à son épouse Antou, n’avoir jamais reçu d’un homme politique Vili des propositions de développement du Kouilou. Pour Sassou, c’est aux Vilis de se soucier en premier du devenir de leur contrée.




« Chaque fois quand je vais à Pointe-Noire, tout le monde me remercie pour ce que je fais au Kouilou, je n’ai jamais reçu des reproches, moins encore des propositions…Alors que veux tu que je fasse Antou ? » Le chef de l’État refuse d’être responsable du retard des départements du Congo et responsabilise en premier les hommes politiques qui au lieu d’agir en faveur de leurs villages passent leur temps à lui faire des éloges.

Les sociétés pétrolières versent à la préfecture de Pointe-Noire des sommes colossales pour l’assainissement de la ville sans que rien ne se fassent, alors que la gestion a toujours été aux mains des ressortissants du Kouilou. Pour Denis Sassou Nguesso, à un moment, on doit arrêter de toujours accuser les Mbochis de tous les malheurs du Congo.

Le Congo traverse actuellement une grave crise économique qui démasqué tous les voleurs de la république. De plus en plus, des voix s’élèvent pour exiger des comptes à ces personnes, accusées d’avoir appauvri le pays. Les originaires du sud se plaignent toujours de l’abandon dans lequel le pouvoir du nord a plongé leurs régions.

Malgré des budgets colossaux à toutes les municipalisations accélérées, rien de concret n’est visible, et les coupables continuent de narguer le peuple. Pointé du doigt comme le premier responsable de toute cette pagaille, Denis Sassou Nguesso n’entend pas porter seul ce chapeau.

Au Pool par exemple, les 500 milliards alloués à sa municipalisation ont été gérés et supervisés par un comité composé des originaires de ce département, et l’échec attribué au chef de l’État.




Dans la Lekoumou, le ministre Thierry Moungala s’était érigé en contrôleur de la municipalisation devant les médias, mais le résultat laisse aujourd’hui à désirer, sans que des dénonciations ne soient faites.

Pour Denis Sassou Nguesso, son pouvoir n’a jamais empêché qui que ce soit d’agir en faveur de sa contrée, et si les hommes politiques du sud ne font rien chez eux, c’est juste à cause de leur mauvaise foi.