Répression en RDC: l’OIF appelle à une concertation internationale

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Quelques réactions au lendemain de la répression des marches des laïcs chrétiens au Congo. Le pape François a été le premier à réagir : alors qu’il était en voyage au Pérou et qu’à nouveau des chrétiens étaient tués et des églises ou propriétés de l’église profanées, le souverain pontife a appelé les autorités à éviter toutes formes de violences. Depuis, la France, le Canada, la francophonie ont été parmi les premiers à condamner fermement les exactions commises par les forces de sécurité. L’OIF, par la voix de sa secrétaire générale, appelle la communauté internationale à se concerter pour trouver une nouvelle stratégie « porteuse d’espoir » pour le Congo ; une communauté internationale très décriée sur les réseaux sociaux. Pour ce qui est de l’Union européenne, la Belgique a demandé à ce que la situation en RDC soit à nouveau inscrite à l’agenda du conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE.





Il ne fait pas bon sortir une réaction sur Twitter, même s’il s’agit de condamner la répression. L’ambassadeur canadien en a fait lui-même les frais ce week-end. Dans la foulée, le mouvement citoyen, la Lucha, a réagi, pointant ce qu’il appelle « le cycle de réaction de la communauté internationale face à la répression systématique des manifestations pacifiques » : appel au respect du droit de manifester, condamnation et condoléances, appel, condamnation, condoléances.

« C’est comme ça depuis septembre 2016, ils condamnent et après quoi ? C’est de la complicité », commente un membre de la société civile. Pour l’expert américain Jason Stearns, « très bientôt, l’ONU et la communauté internationale devront décider s’ils peuvent soutenir un processus électoral dans lequel les manifestations pacifiques sont interdites, les prêtres battus et arrêtés et les institutions électorales profondément politisées ».

Un diplomate note justement qu’il n’y a pas de soutien de la communauté internationale, faute d’un terrain d’entente trouvé avec la commission électorale, notamment sur la question d’un groupe international d’experts électoraux. « On fait face à un mur côté congolais, sur toutes les questions et pour ne rien arranger, on est trop divisés », déplore ce diplomate. D’où sans doute l’appel de l’OIF à se concerter.