Raymond Zéphirin Mboulou serait-il dans les habits du premier ministre?

0
789




Lors de la séance des questions orales au gouvernement avec débat du jeudi 25 octobre, l’exécutif a été conduit par le ministre de l’intérieur Raymond Zéphirin Mboulou. De nombreux observateurs ont une fois de plus noté l’absence remarquée du premier ministre. Selon quelques indiscrétions, il serait absent du pays.

Que se passe t-il à la tête du gouvernement, pour que l’ordre protocolaire soit soudain chamboulé, au point de laisser interrogateurs de nombreux observateurs de la vie politique congolaise.

Sixième dans l’ordre protocolaire gouvernemental, Raymond Zéphirin Mboulou était à la tête des ministres devant le parlement.

Hormis le premier ministre Clément Mouamba, ni le Vice-Premier ministre Firmin Ayessa, ou encore les Ministres d’État Henri Ndjombo, Gilbert Ondongo et Claude Alphonse N’Silou n’ont été vus.

Des indiscrétions indiquent que tous les cinq seraient en voyage d’État ou privé à l’étranger. Ce qui serait un manque de coordination digne d’une erreur managériale car coordonnant l’action gouvernementale, le premier ministre n’aurait pu autoriser ces absences en masse, sachant que lui-même s’absenterait aussi. Quoi qu’il en soit, le ministre Raymond Zéphirin Mboulou assure.

L’absence du premier ministre a été des plus remarquée mercredi au CHU de Brazzaville, alors que de nombreux élèves y avaient été conduits, et que la situation mettait toute la ville en émoi. C’est plutôt le ministre Mboulou que l’on a vu au devant des ministres pour s’enquérir de la situation, encourager le personnel soignant, rassurer les parents et soutenir les élèves, alors que la logique aurait été que le premier ministre se trouva là à cet instant à « tout voir, pour être sûr que tout marche ».

C’est encore le ministre Raymond Zéphirin Mboulou qui a représenté le premier ministre Clément Mouamba à l’ouverture des assises de la presse congolaise, initialement placées sous son patronage. De quoi dire que Raymond Zéphirin Mboulou tient à l’heure qu’il est, les clés de la république et le « costume » de premier ministre lui sied bien.




Certes, ces faits sont des détails qui n’entravent pas la marche de l’État, mais ils sortent de la logique et des us gouvernementaux. Et, il y a de quoi convenir avec Gilbert Cesbron : « quand un détail devient un symbole, peut importe qu’il soit infime ».

Cette succession des détails qui troublent la hiérarchie gouvernementale mérite tout de même une explication. Sans doute viendra t-elle du président de la république qui à son retour de Ndjamena, ne manquera pas de « remettre les pendules à l’heure ».