Qui a détourné les 700 milliards des 12 hôpitaux généraux ? Kiki Sassou et Gilbert Ondongo soupçonnés

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Denis Sassou-Nguesso avait procédé, mardi 23 février 2016, à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, au lancement officiel de la construction de quinze hôpitaux généraux ultra-modernes, à travers le pays, dans le cadre du P.s.t (Programme santé pour tous), en présence de quelques membres du gouvernement, du corps diplomatique, du préfet du Pool Jean-Michel Shanga, du sous-préfet et de l’administrateur-maire de Kinkala, des militants des partis de la majorité, mobilisés en grand nombre. L’animation était assurée par l’incontournable «ancien combattant» Zao.

A cette occasion, il a visité l’hôpital général de Kinkala, après sa présentation par document vidéo, au cours de la cérémonie. Les travaux de cet hôpital sont avancés à plus de 80%. C’est la société brésilienne, Asperbras, qui exécute les travaux de construction de ces hôpitaux généraux implantés dans les douze chefs-lieux de départements.




Le P.s.t (Programme santé pour tous) intègre 12 hôpitaux généraux en construction dans les douze chefs-lieux des départements du pays et dont les travaux sont réalisés par la société brésilienne Asperbras. S’y ajoutent trois autres hôpitaux que sont l’hôpital mère-enfant Blanche Gomez rénové, l’hôpital d’instruction militaire de Brazzaville et l’hôpital spécialisé d’Oyo. On parle également de cliniques mobiles.

Trois ans plus tard, tout est aux arrêts dans les 12 départements et les autorités évoquent la crise fiancière que traverse le pays pour se justifier. Mais, si les fonds ont été déjà débloqués pour ce projet, où sont-ils passés?

A Brazzaville, la société brésilienne Asperbras, chargée des travaux de ces hôpitaux avait ses bureaux à l’immeuble Yoka Bernard sous la couverture de Perspectives d’Avenir, l’ONG de Kiki Sassou.




José Veiga, le patron de cette société brésillienne est depuis aux arrêts au Portugal suite à divers scandales financiers ayant conduit à la decouverte de 8 millions d’euros au domicile au Portugal du ministre Gilbert Ondongo.

De revélations en revélations , des langues au sein de cette société affirment que les travaux ont été arrêtés par faute de budget, retenu par Denis Christel Sassou Nguesso.




Cet arrêt des travaux aurait occasionné une forte dispute entre Sassou et son fils Kiki qui aurait accusé à son tour José Veiga.

700 milliards se sont volatisés dans la nature pour un projet aussi important que celui de la santé des congolais. Aujourd’hui, le même Kiki Sassou se porte en defenseur du developpement du Pool, où son père a lancé les travaux des 12 hôpitaux. Quel cynisme !