Qu’en est-il du boulevard énergétique du papa promesses le tchokoman d’Oyo ?

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Le président Denis Sassou N’Guesso a déclaré le 29 mai 2017 à Liouesso, dans la Sangha, où il a inauguré un barrage hydroélectrique, que le boulevard énergétique était effectivement une réalité au Congo. Il a annoncé que d’autres projets de construction de barrages sont toujours dans son agenda. Trois ans après, les délestages sont encore le quotidien des Congolais.




Le chef de l’Etat a estimé que le barrage de Sounda dans le Kouilou et la centrale à gaz de Pointe-Noire devraient être productifs pour soulager le besoin en électricité ressenti quotidiennement par la population. Si la centrale à gaz de Pointe-Noire va voir sa capacité renforcée, le site de Sounda est encore dans les projets.




« Et puis nous avons la construction des lignes de transport d’électricité. Nous n’avons pas encore construit la ligne jusqu’à Makoua-Owando. Ce qui pourrait nous donner une grande consommation de ce barrage hydroélectrique. C’est notre volonté de le faire, si nous construisons les barrages dont je viens de vous parler. Le boulevard énergétique est en construction, très avancée comme vous le constatez », a indiqué Sassou N’Guesso après l’inauguration du barrage de Liouesso.




Le Congo veut également lancer avec son voisin le Cameroun la construction du barrage de Schollé dans le département de la Sangha. Cet ouvrage de production d’électricité pourra produire jusqu’à 600 Mégawatts de courant. La production sera partagée avec le Cameroun qui s’est engagé à investir dans ce projet. Des capitaux chinois seraient disponibles pour permettre aux deux États de réaliser ce projet intégrateur et économique.




Parlant du barrage de Liouesso qui vient d’être inauguré, le chef de l’État congolais a indiqué que cet ouvrage va permettre aux populations de la ville de Ouesso notamment de vivre dans de meilleures conditions.  « Ce barrage hydroélectrique dans la Sangha va donner une grande capacité aux entreprises installées dans ce département, les possibilités de vie meilleure à ses habitants et les possibilités d’entreprendre dans la petite et moyenne entreprise. Parce qu’il faut donner aux Congolais l’envie d’apprendre, de créer. Ce n’est pas seulement l’État qui devrait créer les emplois dont on parle tant. Lorsque l’État fait l’effort de réaliser ce que vous voyez, il passe le relai au privé, aux travailleurs individuels, aux entreprises ; c’est cela la libre entreprise », a-t-il déclaré.