Quand la famille Sassou Nguesso se partage les logements sociaux de Brazzaville

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Dans le langage des fanatiques du clan d’Oyo, les logements sociaux, construits ou en construction, sont cités pour justifier le travail du grand bâtisseur.Des logements qui devraient être destinés aux familles modestes, valent malheureusement trop chères pour elles, et ont été sequestrés en grande partie par les Sassou Nguesso et leur clan.

Ces premiers logements sous Sassou II, impulsés par la société de promotion de gestion immobilière ( Soprogi) ont vu le jour au début des années 2000 au quartier Bacongo. Chaque personne souhaitant en acquérir se devrait de débourser la somme de 60 millions de cfa, dans un pays où le salaire de base est de 90.000 frs.




Un coût qui a plutôt favorisé les nouveaux riches de la république qui se le sont appropriés enlevant de passage le caractère social sur lequel ils ont été construits.

L’immeuble dit des Italiens, aux encablures de l’ex boulevard des armées a été pris de force par Edgar Nguesso. Après des travaux de réhabilitation, ce sont les étrangers qui y vivent en grande majorité et paient le loyer directement à une société écran appartenant à ce neveu du chef de l’État.

Les logements sociaux du camp clairon et camp 15 août, ont été presque tous acquis par les membres du gouvernement, les enfants Sassou Nguesso et des généraux de l’armée. Nombreux y logent leurs maîtresses.

C’est aussi le cas avec les logements de Mpila, construits après les explosions qui ont causé de nombreuses victimes et rendues sans domicile des riverains. Depuis la fin des travaux, aucun ancien habitant de ce secteur n’y a été relogé pour la simple raison d’appartenir aux barons du pouvoir.

Mais malgré ces faits, quelques illuminés du pouvoir vocifèrent que Sassou est au service du peuple. La rumeur fait circuler que Claudia Sassou Nguesso, deputée de Talangai posséderait plus de 20 appartements aux logements sociaux de Mpila, Wamba 5, et kiki presqu’autant que sa sœur.

Jean Jacques Bouya posséderait une dizaine au camp clairon et 15 août, le ministre Silou, une dizaine aussi à Bacongo et camp clairon. Isidore Mvouba en aurait 5 et Ndenguet autant.




Pourtant à la base, le vœu du gouvernement était celui d’offrir des logements sociaux au plus grand nombre des congolais, mais comme toujours au Congo, il y a un desert entre les paroles des hommes politiques et les actes.

Sur les 200 appartements du Camp 15 août, 280 de Bacongo et les 964 de Mpila, aucun n’est occupé par un congolais moyen sans liens avec la politique.