Procès Okombi Salissa : l’accusé nie la détention d’armes

0
640




Ouvert le 31 janvier dernier, le procès intenté contre l’ancien ministre et député de Lékana, accusé d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes et munitions de guerre, s’est poursuivi le 27 février par la présentation des scellés.

L’audience du mercredi, placée sous l’égide du premier président de la Cour d’appel, Christian Oba, a porté essentiellement sur la détention illégale d’armes et munitions de guerre, une seconde inculpation mise à sa charge. Ainsi, devant le ministère public, la partie civile et le collège des six avocats de l’accusé, la Cour a ordonné l’ouverture des scellés, conformément au code de procédure pénale.

Il s’est agi d’un lot d’armes que les forces de l’ordre avaient retrouvées dans la résidence de l’une des épouses d’André Okombi Salissa, lors d’une perquisition. Ces armes sont, entre autres, une dizaine de fusils d’assaut de type PMAK, de quelques lance-roquettes, des chargeurs, une trentaine de boÏtes à munitions, des grenades et bien d’autres armes de petits calibres.

Interrogé par la Cour sur l’origine et l’appartenance de ces armes, l’ancien leader du Comité d’action pour la défense de la démocratie-mouvement de jeunesse  et président de la Convention pour l’action, la démocratie et le développement est resté constant, rejetant en bloc ce grief.

« Les armes ne s’acquièrent pas comme les bouts de pain au marché; soit on les importe, soit on les prend au magasin d’armes. Ces armes ne m’appartiennent pas, l’armée avait déjà reconnu que ce sont ses armes. Cette affaire m’a été collée au dos pour me discréditer, je suis du système, je connais comment ça se passe », a affirmé l’accusé André Okombi Salissa.




Les armes exposées n’ont pas pu être toutes identifiées et interprétées, la Cour n’ayant pas prévu un spécialiste en la matière pouvant éclairer l’opinion sur la nature de celles-ci ainsi que leur rôle sur le terrain.

Pour plus de compréhension, la Cour a renvoyé l’affaire à ce jeudi, afin qu’un connaisseur d’armes soit dépêché sur les lieux pour mieux édifier l’opinion.

Après l’interprétation de ces armes, la Cour poursuivra la procédure avec le second grief portant sur l’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat. A ce niveau, d’autres scellés pourront être présentés, notamment les écoutes téléphoniques interceptées.