procès Dabira : les réquisitions et plaidoiries prévues pour ce samedi

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Après avoir défait les scellés et présenté leur contenu au public, la Cour criminelle a été édifiée par le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, qui a répondu, par écrit, à toutes les questions qui lui ont été posées sur les échanges qu’il avait eus avec les généraux Norbert Dabira et Nianga Ngatsé- Mbouala, au sujet d’un présumé coup d’Etat que les deux frères d’arme étaient en train de préparer.

De leur côté, l’accusé Norbert Dabira et le témoin Nianga Ngatsé-Mbouala ont reconnu leurs voix dans les communications téléphoniques interceptées par les services de sécurité, ainsi que dans l’entretien audio entre le ministre de l’intérieur, le directeur général de la surveillance du territoire, le général Philippe Obara, et les deux généraux, au cabinet du ministre.

A travers le jeu de questions et réponses du parquet général et des avocats de la défense, le témoin Nianga Ngatsé- Mbouala n’a pas révélé les identités des deux tireurs d’élite dont il avait rassuré Norbert Dabira d’en avoir déjà eus pendant que ce dernier se trouvait encore à Paris.

A contrario, il a demandé aux juges de poser cette question au général Norbert Dabira. Les questions des juges ont tourné, pour la plupart, autour des soutiens dont les deux généraux devraient avoir pour concrétiser leur projet ainsi que le mode opératoire.




Sur ce point,  Nianga Ngatsé-Mbouala a précisé qu’il avait opté pour déposer le président de la République à la fin de son mandat pendant que le général Norbert Dabira aurait choisi sa neutralisation.

Ayant constaté qu’ils ont fait le tour d’horizon de toutes les questions devant amener à la manifestation de la vérité, le président de la Cour, Christian Oba, et le procureur général, Michel Oniangué, ont annoncé que les réquisitions et plaidoiries vont commencer ce 19 mai.