Présidentielle au Togo: les électeurs votent dans le calme

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Les bureaux de vote ont ouvert à 7h (TU) ce samedi matin au Togo, pour le premier tour du scrutin présidentiel. Les électeurs sont invités à départager les sept candidats en lice, dont le président sortant Faure Gnassingbé.

Parmi les sept candidats en lice, le président sortant, Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis quinze ans et qui brigue un autre mandat. Face à lui, il y a notamment un ancien Premier ministre, Agbéyomé Kodjo mais aussi le leader historique de l’opposition Jean-Pierre Fabre qui a voté en milieu de matinée.

Vêtu d’un boubou traditionnel blanc, le leader de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) a accompli son devoir civique au lycée Kodjoviakope, situé juste à côté de son domicile.Assailli par les journalistes, l’opposant historique au régime s’est dit « confiant », car il avait beaucoup travaillé durant cette campagne. « Mais il ne suffit pas seulement de travailler pour remporter les élections », a-t-il aussitôt ajouté.

Jean-Pierre Fabre s’est dit surtout un peu perplexe devant la mobilisation dans son centre de vote. En 2010 et 2015 « il y avait plus de monde », a estimé le leader de l’ANC.




Dans ce centre-là, il y avait pourtant des files d’attente, à l’ouverture des bureaux, ce matin. Hery Rajaonarimampianina, le chef des observateurs de l’Union africaine, s’y est rendu ce matin pour suivre les opérations de vote. L’ancien président malgache fait, depuis le début de la matinée, la tournée des bureaux, ici à Lomé et il n’a pas, pour l’heure, remarqué de difficultés particulières.

Concernant les autres candidats, Agbéyomé Kodjo a voté, à Tokoin, en fin de matinée. De son côté, le président sortant, Faure Gnassingbé, devrait, lui, décoller dans les prochaines minutes, direction Kara, dans le centre du pays. C’est là qu’il doit en principe voter en début d’après-midi.

Les électeurs se pressent avant même l’ouverture

Dans le quartier populaire de Bé de Lomé, à l’école Poudrière, il y avait énormément de monde, avec de longues files d’attente devant chacun des neuf bureaux, avant même leur ouverture. Le processus de vote est assez classique. Chaque citoyen donne sa carte d’électeur, prend ensuite le bulletin où sont notés les noms des candidats. Ils se rendent ensuite dans l’isoloir pour choisir le candidat de leur choix, avant de mettre le bulletin dans l’urne. Et après avoir signé la feuille d’émargement, ils trempent l’index gauche dans l’encre indélébile, un moyen d’empêcher de voter plusieurs fois.




Ce matin, dans l’école où nous nous trouvions, pas de tension particulière, même si certains électeurs étaient un peu irrités de devoir patienter, de ne pas trouver leurs noms sur les listes. Dans chaque bureau, les délégués des différents partis scrutaient, eux, attentivement le déroulé du processus, souvent dans une ambiance assez sereine.

Les habitants ont ici l’habitude de venir voter très tôt, pour ensuite vaquer à leurs occupations. Dans cette école, comme dans les 9 375 autres bureaux de vote du pays, les électeurs ont jusqu’à 16 heures, temps universel, pour venir accomplir leur devoir civique.