Pourquoi Ndenguet a-t-il un passeport diplomatique au nom de Mabika Ngouari Dieumerci ?

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Le directeur général de la police nationale,le général Jean François Ndenguet détiendrait un passeport diplomatique avec une autre identité. Mabika Ngouari Dieumerci est l’identité qui figurerait sur ce passeport délivré le 20 janvier 2017 à Brazzaville. Jean François Ndenguet s’en servirait pour échapper à un mandat d’arrêt international lancé par un juge Français qui enquête sur le dossier des Disparus du Beach.

De passage à Paris, Jean-François Ndenguet, directeur général de la police nationale congolaise (toujours en poste) avait été interpellé le 1er avril 2004 puis placé en détention à la prison de la Santé avant d’être libéré presque aussitôt à l’issue d’un référé-liberté examiné le 3 avril à 2 heures du matin par la cour d’appel de Paris. Fait inédit dans les annales judiciaires depuis la Libération.




Décision politique ou pas, sur la demande du procureur général, le président de la chambre de l’instruction de la cour d’appel avait suspendu par arrêt rendu en novembre 2004 l’ensemble de l’instruction du dossier des « disparus du Beach ». La mesure avait provoqué la satisfaction des autorités congolaises, le soulagement du gouvernement du président Jacques Chirac dont on connaissait la proximité avec Denis Sassou-Nguesso, mais la consternation des parties civiles. Lesquelles ont formé un pourvoi devant la Cour de cassation, qui leur a donné raison en janvier 2007 avant de renvoyer l’affaire devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles.

Avec la création du pôle « génocide et crimes contre l’humanité » à Paris en janvier 2012, l’affaire des « disparus du Beach » a finalement été relocalisée dans la capitale. Chargée du dossier, la juge Emmanuelle Ducos a ainsi entendu en septembre 2013 l’ancien ministre délégué à la défense, Justin Lékoundzou Itihi, et, en novembre de la même année, le colonel Patrice Mayouma, chef du service des investigations à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGDST) à l’époque des faits. Un réquisitoire supplétif a par ailleurs été délivré, toujours en septembre 2013, contre le général Pierre Oba, ministre de la sécurité publique au moment de l’affaire et actuellement ministre des mines et de la géologie dans le gouvernement de Clément Mouamba.

Jean François Ndenguet qui s’est soustrait à la justice grâce à la politique de la Franceafrique,ne s’en est pas tiré vraiment,puisqu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par les juges Français en charge du dossier.




Dans la crainte de se faire arrêter et être extrader en France,le directeur général de la police Congolaise,utilise plusieurs fausses identités qui lui permettent de se rendre dans différents pays susceptibles de le détenir.Ces voyages effectués par Jean François Ndenguet sont le plus souvent à des fins médicaux.

La dernière identité utilisée par Jean François Ndenguet aurait un lien avec le Grand Niari,plus particulièrement la Bouenza. Mabika Ngouari Dieumerci serait l’identité d’emprunt du général Congolais.

Tout au moins Ndenguet  reconnaîtrait les merveilles du Seigneur malgré sa barbarie en s’appropriant le prénom de Dieumerci.</span