Pourquoi le pouvoir empêche les sudistes d’investir dans le sud du Congo ?

0
1180




 

A Nkombo, frappées par la rupture, on entend désormais les populations accusées Denis Sassou Nguesso et sa bande de velléités tribales : «  Pourquoi Sassou et sa bande ne comprennent toujours pas que nous sommes tous des congolais peu importe nos origines ? ». Le tribalisme du clan Sassou a mis l’avenir des mbochis en danger et pire encore, toute initiative d’investissement dans le sud du pays est sabotée quand elle vient des ressortissants de cette partie du pays.

Au village Mfila à Mouyondzi, on peut remarquer l’imposante cimenterie Dangote. Une cimenterie qui a vu le jour grâce à la volonté industrielle de son propriétaire, le milliardaire nigérian Dangote. Pour le clan d’Oyo, c’est plutôt dans la partie nord que Dangote aurait implanté son usine, alors que c’est au sud qu’on peut facilement trouver du calcaire.




La volonté du pouvoir mbochis a toujours été de créer un décalage entre le nord et le sud. Toutes les municipalisations accélérées ont accouché d’une souris dans le sud, parce que pilotées par certaines personnes malintentionnées du nord.

Sassou après son retour au pouvoir a toujours rêvé de créer une élite mbochis qui puisse dominer le reste des congolais. On l’a vu avec les étudiants envoyés à Cuba et ailleurs, 80 % sont des nordistes.

Dans cette volonté de domination, le pouvoir veille à ce que le sud ne prenne plus une longueur d’avance sur le nord, en contrôlant les activités des ressortissants du sud. Alors qu’au nord du pays, Raoul Ominga a été autorisé à implanter avec des fonds soustraits à la SNPC une unité de transformation agro – pastorale, les sudistes ayant des mêmes projets font face à toutes les tracasseries.

Un Béembé ayant fait fortune aux USA s’est vu refuser des agréments pour implanter une chaîne industrielle agro pastorale dans la vallée du Niari, s’il ne cedait pas des parts aux enfants du chef de l’État.

Certains mbochis voleurs vivent accompagnés du manque criard d’idées, et attendent impatiemment ceux qui en ont pour les mettre les bâtons dans les roues. Comment comprendre que la Bouenza qui dispose des terres les plus agraires du pays, d’un barrage hydro électrique a été négligée au profit d’Ollombo-Oyo pour la zone économique spéciale agricole…




Empêcher le secteur privé de se développer pour des motifs tribaux relèvent d’un manque de vision criard. A Oyo, on redoute l’émergence d’une force économique sudiste qui jouirait de crédibilité face à l’élite voleuse du nord. Sassou empêche même les bonnes volontés sudistes d’électrifier leurs villages.