Pourquoi l’armée a été dépossédée des armes lourdes au profit de la Garde présidentielle ?

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Des sources concordantes au sein des forces armées congolaises parlent d’une véritable humiliation que le pouvoir les fait subir. Ayant pour mission de protéger le Congo contre toute attaque extérieur et interne, les FAC ne sont plus qu’un tigre en papier sans moyens de défense conséquents. Toutes les armes sont gerées par la présidence de la république et non le ministère de la défense et l’État -major.

Le groupement aéroporté est le corps d’élite dont dispose les FAC et d’où est parti l’actuel CEMG Blanchard Okoi. Bien qu’il soit devenu un membre du cartel d’Oyo avec la mission de protéger le pouvoir et non le pays, le CEMG est l’objet des doutes au sein du cercle restreint du même cartel. On lui a privé du contrôle des armes lourdes et ne serait qu’un figurant.

Incapable de répondre aux provocations de l’armée Angolaise et moins encore de traquer le fatigué rebelle en papier Pasteur Ntumi, l’armée congolaise n’a jamais inspiré la confiance du pouvoir bien qu’elle soit composée à 75 % des ressortissants du nord.

Denis Sassou Nguesso, s’est arrangé à ôter aux FAC leur statut républicain au profit de celui d’une milice à sa solde. Les nominations sont faites sur base tribales et soumission au régime favorisant ainsi une classe des généraux aux gros ventres et affairistes. La maison qu’est entrain de construire le général Moigny à Kintélé d’une valeur de plus de 100 millions est l’exemple de ce qu’est devenue l’armée.

Les derniers événements en Guinée ont crée une psychose au sein du cartel d’Oyo et les mêmes sources font état d’une étude approfondie de chaque chef de corps des FAC. Le pouvoir est conscient d’héberger en son sein plusieurs Mokoko qui n’attendent que le moment opportun pour agir.

Dans la zone de défense du Kouilou, réputée très stratégique pour ses réserves pétrolières, les armes sont sous le contrôle absolu du général Olessongo, intime de Sassou et membre influent du cartel. Les militaires ne disposent d’aucune arme importante dans les casernes sauf la DGSP.

Mais le coup de force en Guinée a prouvé qu’un commando bien organisé n’a pas besoin d’autant d’armes pour venir à bout d’un tyran que le peuple a déjà vomi.