Polution au Kouilou: la visite touristique inutile de Arlette Soudan

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Peu de gens doutent que la ministre prenne des mesures sévères contre les pollueurs qui sont les financiers du régime tyrannique de son oncle. La ministre en charge de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault, est allée le 17 février prendre la mesure de la pollution marine causée par des résidus pétroliers déversés du côté de Djeno. Au terme de la visite, elle a constaté l’impact environnemental de ces produits sur les riverains et autres usagers de la côte maritime.

Arlette Soudan Nonault  a visité les différents espaces et zones pollués par les activités que mènent certaines sociétés dans la ville océane.

C’est à la côte sauvage qu’elle a débuté ses descentes de terrain pour faire l’état des lieux de l’impact environnemental du déversement en mer des hydrocarbures observé le long de la côte sauvage et d’autres sites en mer. A ce niveau, les auteurs n’étant pas déterminés, l’enquête doit se poursuivre pour pouvoir déterminer la source réelle de ces pollutions. Ensuite, elle a visité le chantier de réparation du pipeline endommagé pendant l’exécution des travaux d’aménagement urbain sur l’avenue des voiliers dans la zone industrielle de Pointe-Noire. A cet endroit, les travaux de nettoyage se font de façon manuelle. Une société récupère des sables pollués mais sans au préalable prélever des échantillons des sols, de l’air ou de l’eau pour déterminer le degré de pollution causée par ces films d’hydrocarbures. Le souhait serait qu’il y ait des analyses des sols et de l’eau pour pouvoir regarder  le niveau de pollution.

Arlette Soudan-Nonault a également visité l’entrepôt des déchets hydrocarburés dangereux du Port autonome de Pointe-Noire. Pour le traitement de ces grés bituminés issus des travaux de dragage du port depuis des années 2016, il y a les sociétés Total et Perenco qui se sont portées garantes pour apporter leur expertise à l’État afin de voir comment éliminer ces grés bituminés.

« Sur les pollutions au port, jusqu’à présent on n’était pas très impliqué sur le sujet. Par contre, sensibles au respect de l’environnement, nous sommes prêts à partager notre expertise dans ce domaine. Nous allons traiter nous-mêmes des bouts de forages avec des spécifications, avec des processus qui sont bien établis, qui sont clairs et qui sont éprouvés. A  propos, nous sommes prêts à se rapprocher du directeur du Port autonome de Pointe-Noire », a déclaré le directeur général de Total Congo, Martin Deffontaines.  La société Perenco est également prête à partager son expertise avec le Port autonome de Pointe-Noire, a indiqué le directeur général de ce groupe en République du Congo, Christophe Blanc.

Conserver les écosystèmes marins et côtiers

Au regard de l’ampleur des dégâts, la ministre du Tourisme et de l’environnement a indiqué que les parties prenantes devaient agir dans l’urgence afin de ne pas exposer les populations qui fréquentent ces lieux, mais aussi de conserver les écosystèmes marins et côtiers.

« … Il nous faut mettre en place un guide de gestion des déchets portuaires très rapidement. Il y a un plan de réception de traitement des déchets d’exploitation bien précis du port. Je pense que dans le guide global de la gestion du plan d’intervention d’urgence, nous allons pouvoir travailler avec les deux sociétés qui veulent bien mettre à notre disposition quelques outils qu’ils ont déjà. J’aimerai à ce stade interpeller les différents usagés de tous ces différents secteurs que j’ai déjà nommés qui dans le cadre de la gestion de leurs industries peuvent dégénérer quelques pollutions », a souligné la ministre du Tourisme et de l’environnement.  

La ministre en charge de l’Environnement a bouclé sa visite de travail dans la ville océane par une séance de travail avec les grands opérateurs pétroliers, la direction générale du Port autonome de Pointe-Noire, en présence des autorités préfectorales. Parmi les points débattus au cours de cette séance de travail figurent  la dépollution urgente des zones contaminées par le déversement des hydrocarbures, le traitement dans le respect des normes environnementales des déchets hydrocarburés dangereux du port, et le rappel au respect des textes en vigueur en matière d’environnement.