Pointe-Noire/Eau : Réhabilitation des forages de Tchimani et de Loussala





Le directeur général du Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics (Bcbtp), M. Pierre Nkoua, s’est réjoui récemment du succès enregistré par sa société dans le cadre de la réhabilitation et de l’équipement des forages de Tchimagni et de Loussala abandonnés depuis 2014 à Pointe-Noire.

Il a exprimé son satisfécit lors d’une interview réalisée par la cellule de communication du ministère en charge de l’équipement, au cours de laquelle il a fait savoir que ces travaux de réhabilitation, menés en plusieurs phases, ont duré six mois.




Parmi ces phases, figurent celles de l’installation des deux sites, l’auscultation complète des forages par vidéo caméra ou fora Cam, le nettoyage complet des forages, la réhabilitation des forages par essais de pompage et développement, ainsi que de l’analyse chimique et bactériologique des échantillons d’eau prélevés.

Selon M. Nkoua, c’est un pari réussi, dans la mesure où il s’agissait pour le Bcbtp de réhabiliter et d’équiper ces deux forages très rapidement pour répondre, entre autres, aux attentes tant des habitants des quartiers concernés, qui n’avaient plus vu couler l’eau des robinets depuis plusieurs décennies, que de ceux dont les quartiers n’ont jamais été connectés au réseau de la Congolaise des eaux (Lcde).

 Ces deux forages ont un débit très élevé, pouvant permettre à la Lcde d’étendre son réseau au-delà de la zone du projet.

Pour le forage de Tchimagni, la profondeur est de 112 m, tandis que celle de la pompe hydromécanique est de 82 m, avec une puissance de 45 KVA, pour un débit référentiel du forage de 109 m3/heure. Cette puissance permet à l’eau d’aller très loin, a précisé M. Nkoua.




S’agissant du forage de Loussala, le débit prévu par le Peedu au départ est de 80 m3/heure. Mais lorsque le Bcbtp a réhabilité et équipé cet ouvrage, le débit obtenu finalement est de 120 m3/heure.

« C’est un travail de qualité qui a été réalisé par des professionnels. C’est ce qui explique notre expertise en la matière », a-t-il dit, soulignant que cela est au bénéfice de la population et de la Lcde.
Par ailleurs, il a noté quelques difficultés rencontrées avant le début des travaux, parmi lesquelles l’acquisition de la vidéo Caméra pour ausculter les profondeurs des puits.

« Nous avons été désagréablement surpris de constater que des tubes métalliques épais, longues de 6 mètres chacun, étaient abandonnés dans ces puits. Du coup, il fallait procéder à leur extraction avant de faire l’analyse chimique et bactériologique, afin de voir si cette eau était encore de bonne qualité », a-t-il notifié.

M. Nkoua a remis provisoirement ces deux forages à la direction départementale d’exploitation de la Lcde de Pointe-Noire et du Kouilou pour une exploitation industrielle.

La réhabilitation de ces deux forages fait partie du projet Peedu cofinancé par l’État congolais et la Banque mondiale, a-t-on appris.

(ACI / Loe Mercia)