Pointe-Noire : La restauration de rue est très prisée par la population

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La restauration de rue est très prisée par la population de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Présents dans la plupart des quartiers, les vendeurs sont hélas peu soucieux de l’hygiène de leurs produits, exposant ainsi les clients au danger des maladies.

La nourriture de rue connait un véritable succès dans les quartiers de la deuxième ville du pays. Dans les zones populaires, il est rare de ne pas trouver un restaurateur improvisé sur un trottoir.

Pour ces petits commerçants, mettre un restaurant sur pieds ne semble pas du tout une affaire compliquée.

Une grille posée sur un grand tonneau fendu en deux, du charbon de bois et la braise est activée.

Les vendeurs, des ponténégrins et africains de l’ouest pour la grande majorité, ne sont pas des cuisiniers sortis des écoles de formation. Ils apprennent le métier directement sur le terrain, auprès des plus expérimentés. Les audacieux apprennent par eux-mêmes à faire cuire les aliments sur le feu. Ils choisissent des lieux très fréquentés de la ville, buvettes, snack-bars, boites de nuit et carrefour.




Ces restaurants improvisés se démarquent des grands restaurants par la rapidité du service et surtout par les prix des produits, qui sont relativement bas. Cette nourriture, est le plus souvent cuisinée dans des conditions qui ne respectent aucune règle d’hygiène. Ailes et cuisses de poules, côtes de porc ou cotis, poisson et viande de bœuf sont cuits à l’aide d’un matériel impropre.

Les locaux, pour ceux qui en ont, l’équipement et le personnel ne présentent aucun signe de propreté. Le mode de préparation de la nourriture de rue n’obéit pas très souvent à des pratiques de bonne hygiène. Elle est à la merci de la poussière et de toutes sortes d’insectes, du fait de son exposition sur les trottoirs.

Les huiles utilisées sont conservées pour être réutilisées plusieurs fois. Les clients sont par conséquent offerts à la maladie, tel un zèbre ou une gazelle dans la cage d’un lion. Les addictifs de la restauration de rue peuvent être victimes des maladies comme l’obésité, l’insuffisance cardiaque, l’hypertension, le cancer etc.

L’objectif des détenteurs de cette activité est la maximisation du profit, comme dans toutes autres entreprises. Mais, ils devraient tout de même être préoccupés par la santé des clients, qui sont eux au cœur de la bonne marche de l’activité.




Le fleurissement de ce commerce dangereux suscite aussi des interrogations vu la grande liberté dont jouissent ces restaurateurs : qui autorise ces gens à s’installer dans la rue ? Et pourquoi ne sont-ils pas soumis au contrôle des services d’hygiène ?