P/Noire: la rentrée scolaire se prépare dans la morosité

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Les autorités scolaires de Pointe-Noire s’attellent pour une reprise réussie de l’école, après un sale temps dû à la crise sanitaire en cours dans le pays. Certains parents, sont déjà dans les préparatifs. Cependant, d’autres observent encore, faute de moyens financiers. Les vendeurs de fournitures scolaires de leur côté ne font pas de bonnes affaires.




« Je suis venu faire les courses de la rentrée des classes. La période est vraiment difficile mais que voulez-vous ? J’essaie de faire dans la mesure du possible. J’ai cinq enfants dont deux au lycée, un au collège et les trois autres à l’école primaire. Je commence par les fournitures prioritaires et le reste sera complété au fur et à mesure. Mais la grande inquiétude reste sur la situation sanitaire actuelle. J’espère que le gouvernement a pris des dispositions nécessaires en vue de garantir la santé de nos enfants », a dit Georges Matala, parent d’élève.

Mélanie Kongo quant à elle a fait savoir qu’elle est venue au marché pour se faire une idée des prix des fournitures. Pour elle, la situation économique actuelle ne lui permet pas vraiment de faire face à cette rentrée scolaire. « Les prix sont abordables, mais l’argent fait défaut. Je suis obligée de commencer par les plus âgés qui sont au lycée et les autres pourront attendre pour réduire les coûts. Les inscrire dans les écoles publiques, parait maintenant un casse-tête. La situation est critique partout. Le gouvernement devrait permettre aux enfants de se faire inscrire gratuitement et également de prendre en charge les prestataires, au lieu qu’ils soient encore à nos charges », a-t-elle poursuivi.




Guy Roger Fouani, vendeur de fournitures au marché de Tié-Tié pour sa part, a souligné que rien de marche pour l’instant. Car, il n’y a pas encore d’engouement à l’approche de cette rentrée scolaire. Pour lui, la vente n’est plus comme dans les années précédentes. Habituellement, des bonnes recettes sont faites pendant cette période. Mais, actuellement, c’est très timide. Les parents ne viennent à compte goutte. « A cette allure, on risquera de faire une fausse affaire », a-t-il conclu.