P/Noire: la police contre le phénomène des demi-terrains

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Pour faire face au phénomène des démis-terrains et permettre aux élèves d’arriver à temps aux différentes écoles, les éléments de la force publique, lors de leurs descentes surprises aux arrêts de bus, sont parfois obligés de charger les bus et d’imposer les itinéraires aux transporteurs.

« Nous avons reçu des instructions fermes de la hiérarchie afin d’essayer d’éradiquer le phénomène des demi-terrains après la rentrée scolaire.  Nous procédons à des descentes surprises dans de différents arrêts de bus pour soulager tant soi peu la peine des populations, notamment les élèves, qui peinent d’arriver à temps aux cours », confie un officier de police qui interpelle un bus.

Sur le terrain les éléments de la force publique, ordonnent aux contrôleurs des bus de charger des lignes normales. Les bus se font parfois accompagnés d’un élément de la police pour s’assurer que la la destination sera respectée jusqu’au bout.




Vu le nombre insignifiant des éléments de la police sur le terrain, ces dernier procèdent à l’identification des plaques immatriculations et prennent le contact d’un usager en cas de non obéissance de la consigne. Et si le bus ne respecte pas la ligne imposée, il sera soumis à des sanctions disciplinaires.

Cette opération, a ajouté l’officier, ne va pas s’arrêter tant que la population continuera à vivre de telles tracasseries. « La crise, nous la vivons tous, il ne sert à rien de travailler l’argent sur les dos des autres », a-t-il confié.

Charles Bikoué, chauffeur de bus, a rappelé que les bus appartenant à des particuliers, la police n’a pas le droit de leur imposer des clients ou des itinéraires. « Nous travaillons pour gagner aussi quelque chose à la fin de la journée. Nous avons des versements à faire le soir auprès de nos patrons. La période scolaire, est le meilleur moment pour nous de faire de bonnes recettes » a-t-il signifié.




Le phénomène des demi-terrains est devenu monnaie courante dans la plupart de grandes villes du Congo. Il est nécessaire que les autorités prennent des dispositions pour stopper net ce phénomène qui n’arrange pas les usagers, surtout pendant cette période de vache maigre. Aux pouvoirs publics, d’apporter la solution à ce phénomène, en remettant en circulation les bus de la STU, dit mal alaise.