P/Noire : avec la crise, les polygames ont signé l’abandon des petites au profit de leurs titulaires

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Depuis que la crise économique frappe le Congo, la majorité des polygames sont devenus sérieux et tendres envers leurs femmes légitimes. Certains d’entre eux, ont vu comment leurs maîtresses sont devenues impolies, vu que l’argent ne circule plus comme avant. « Maintenant que je n’ai plus grand-chose, ma petite de Mpita là, me traite de zoba ya bakala » murmure Frido, un pétrolier d’une sous traitance.

Seules les conséquences éduquent, dit-on souvent, bien que certains sont têtus. A Pointe-Noire, capitale économique du Congo, nombreux sont les hommes infidèles et habitués à gérer plusieurs foyers qui sont rentrés au bercail ( maison mère ). Si avec l’argent, ils pouvaient tout se permettre dehors, avec la crise, on réfléchi maintenant deux fois avant de dépenser. Priorité aux enfants et aux titulaires.




Chantal, la vingtaine révolue et présentant une beauté et un physique d’enfer a précipitamment abandonné son studio de luxe de Tchimbamba pour rejoindre le toit familial de KM4. Après trois ans aux frais de son « tonton a pesa a tala té », la donne a changé radicalement avec l’arrivée de la crise financière. L’homme ne pouvait plus s’occuper d’elle et de ses caprices, il a été licencié de son boulot.

Les hommes de Pointe-Noire ont poussé les femmes grâce à leur largesse financière, à légitimer la polygamie au cinquième niveau. Eh oui ! Des filles se vantaient sans scrupule d’être des 5e ou 6e bureau de certains hommes.

Adeline, une fille Punu à la taille mannequin, a dû fermer sa cave sur l’avenue de la base à cause des pertes permanentes. Bien avant, c’était son gars qui couvrait les trous avant qu’il ne se fasse aussi licencier.




Les filles de Pointe-Noire, habituées à cette vie avec les hommes mariés se plaignent de la galère. Leurs hommes parait-il ont changé et ne les financent plus comme avant. Plus question des voyages de Cotonou, Dubaï et la Turquie. Une aubaine pour les femmes de maison ou titulaires qui peuvent à présent profiter à plein temps de leurs maris. Mais, parmi ces hommes, il y a toujours des têtus, qui malgré qu’ils n’ont plus grand-chose continuent à fréquenter leurs maîtresses supportant les insultes et humiliations. Quand tu n’as plus rien, la femme ne te respecte plus comme avant et même ton gros ventre ou calvitie qu’elle aimait devient embêtant.

« Quand j’avais des moyens, ma petite là supportait mes ronflements, mais là, elle boude et quitte même le lit comme quoi je l’empêche de dormir » confie Roger Oba au quartier la Raffinerie

( avec afro-faitsdivers.com )