Plusieurs chauffeurs de la présidence dont celui de Sassou ont des faux permis de conduire

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Au Congo, la fraude n’est pas l’apanage du bas peuple, mais juste une conséquence de la défaillance de l’État conduit par le pouvoir actuel. Le poisson ne pourrit que par la tête et le pouvoir de Denis Sassou Nguesso, incarne le pourrissement de la vie actuelle au Congo. A la présidence de la république du Congo, selon plusieurs témoignages 80% des chauffeurs exercent avec des permis de conduire acquis frauduleusement.

Le nombre d’accidents mortels de la circulation au Congo montre à quel point l’incivisme dû à la fraude sur l’acquisition des permis de conduire en est la cause principale. Des personnes apprennent à conduire à la cité et payent juste après la somme de 100.000 frs pour se faire délivrer un permis de conduire sans passer aucun examen.

Cette corruption à la base des vies des Congolais est entretenue par les autorités et secondée par la police qui ferme les yeux dans sa mission de contrôle. La majorité des accidents routiers relèvent de l’incivisme et l’ignorance du code de la route. Un fléau qui gangrène la république.

La présidence de la république qui devrait être un modèle d’étique regorge en son sein plus de 80% de son personnel ayant en leur possession un permis de conduire frauduleux. Certaines personnes vont plus loin en affirmant que même l’un des chauffeurs du chef de l’État aurait un faux permis de conduire.

La direction générale des transports terrestres (DGTT), vient de lever un coin de voile sur les raisons de ces accidents devenus presque endémiques sur les routes congolaises. Sept permis de conduire sur dix, répertoriés dans le pays, sont des faux. Les faussaires se concentrent principalement à Brazzaville et Pointe-Noire.

Ils se disent chauffeurs car ils sont détenteurs d’un permis de conduire et en exercent la profession. Pourtant ces pseudos chauffeurs méconnaissent l’essentiel des règles de conduite et leur rôle semble consister presqu’exclusivement à déplacer leur véhicule d’un endroit à un autre, en évitant au mieux les accidents.

Ce constat est manifeste pour tout titulaire d’un permis de conduire, celui-là même qui a assimilé le code de la route, avant d’apprendre à conduire, quand il observe de nombreux chauffeurs, à Brazzaville et Pointe-Noire, voire Dolisie, des villes où la circulation urbaine est intense.

Le nouveau directeur général des transports terrestres, Sadate Girest Bokenga Manzekele s’est engagé à remettre de l’ordre dans le secteur des transports routiers. Les premiers constats découlant du processus de remplacement du permis de conduire papier en un autre, informatisé et sécurisé après authentification, font froid dans le dos. Sur plus de 250 permis des chauffeurs de la présidence déposés, à peine 31 sont vrais, soit environ 80% de faux documents en circulation.