Plus d’auxiliaires de police dans les commissariats selon Ndenguet

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La décision est du directeur général de la police, le général Jean François Ndengué, dans une circulaire adressée, le 7 février, aux directeurs centraux et départementaux, ainsi qu’aux commissaires centraux.

 « Il m’a été donné de constater que, malgré les mises en garde récurrentes, les personnels auxiliaires de police continuent à être utilisés dans vos structures respectives. Ceux-ci affichent souvent, dans leurs actes, des comportements qui sont de nature à détériorer les relations entre notre corporation et la population », a écrit le directeur général de la police. Et d’ajouter : « Aussi, je vous enjoins de libérer tous les auxiliaires qui sont sous vos ordres et de mettre définitivement un terme à cette pratique dans un délai de quarante-huit heures », poursuit la circulaire, précisant que les contrevenants seront exposés à des sanctions disciplinaires.

Une mesure sans nul doute salutaire pour une grande partie de la population congolaise qui s’inquiétait de ces jeunes, souvent sans éthique de la profession. Selon des témoignages, les auxiliaires de police étaient, en effet, à l’origine de plusieurs bavures dans les quartiers, car ne respectant absolument personne sauf leurs propres chefs. Récemment, ils ont même agressé un officier supérieur de la force publique au quartier Ngamakosso, à Talangaï, malgré le fait que celui-ci s’est présenté à eux.

Ces jeunes, pour la plupart des brigands, rançonnaient parfois des paisibles citoyens lors de leur patrouille et n’hésitaient pas à les agresser physiquement lorsqu’ils faisaient de la résistance. Au quartier Massengo, dans le 9e arrondissement de Brazzaville, Djiri, un auxiliaire de police avait causé un accident de circulation qui a coûté la main du conducteur du véhicule de commerce, en octobre 2017.

En revanche, le départ des auxiliaires de police ne serait peut-être pas bien apprécié dans certains quartiers de Brazzaville comme Petit-chose, Domaine, Ngamakosso et autres, où règne le phénomène des « bébés noirs ». En effet, dans ces quartiers, l’implication des auxiliaires de police dans les patrouilles de routine a permis de réduire ce phénomène. De plus, avec le départ de près de trois cents agents de police qui font valoir leurs droits à la retraite, cette année, les autorités devraient également songer à renforcer leurs effectifs.