Pétrole de la Cuvette: manipulation des masses,mensonges d’Etat et sassoufication

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Le gisement Ngoki que l’autre ne manquera pas de vanter dans ses prochaines communications avait été découvert avant les années 80′.Nous sommes en pleine opération de manipulation des masses. Les congolais risquent de ne jamais voir les bienfaits du gisement Ngoki comme d’ailleurs ils attendent toujours encore et encore les bienfaits des gisements off shore du Kouilou et de Pointe-Noire.

Le problème, c’est que le gisement Ngoki ne serait pas du tout rentable : faible réserves, difficile d’accès, impact écologique désastreux pour la rivière Alima, le fleuve Congo et ses affluents …
Son exploitation pourrait entraîner l’extinction des ressources halieutiques du département de la Cuvette, d’autres part nous le savons tous que l’exploitation des matières premières ne crée pas d’emploi, c’est la transformation des matières premières qui génère des emplois.

Ce gisement de Ngoki comporte à quelque chose près les mêmes caractéristiques que le gisement d’ENI de sables bitumineux du lac Kitina et de Dionga c’est à dire une biodiversité riche. Cela veut dire qu’il faut être un peu simple d’esprit pour aller saccager l’environnement à cause d’un gisement qui a très peu de réserves de pétrole. En tout état de cause, si ce gisement était réel avec les potentialités annoncées, il ne devait pas échappé au géant du pétrole comme Total qui est la première entreprise de notre pays, contributeur à 70% de notre budget national.




De surcroît, au prix actuel du pétrole sur le marché international qui s’apparente à un jeu de yoyo avec des prévisions en baisse constante de la demande de pétrole, le projet Ngoki n’est pas aussi attrayant que les autorités veulent nous le faire croire. Les autorités congolaises veulent en fait nous faire oublier les méfaits de la mauvaise gouvernance en nous racontant des salades.

Le prix de l’exploitation du gisement Ngoki risque donc d’être très onéreux et par conséquent le prix du baril risque d’être cher. Très cher. Mais, il est possible d’exploiter ce gisement à perte. Le problème n’est pas le forage mais le stockage et le transport.
Le fleuve Alima (seule rivière au nord du pays navigable pendant 365 jours) avec pour base le port d’Oyo peut servir à convoyer le pétrole mais après, il faudra construire des pipelines en direction de Pointe-Noire pour évacuer le précieux liquide en vue de sa commercialisation et de sa transformation
Il sied de rappeler que les gisements de pétrole, on en trouve partout dans le monde et en particulier dans le kouilou « en veux-tu en voila », mais seul un petit nombre d’autres-eux sont exploitables.

Le gisement Ngoki ressemble à ceux se trouvant en île de France, dans le 77, qui ne seront probablement jamais exploités. La première goutte de pétrole du gisement Ngoki n’est donc pas pour demain d’autant plus que notre pays avait pris des engagements lors de la COP 21.

Nous sommes donc en présence de ce qu’on pourrait qualifier par un effet d’annonce ou alors dans la surenchère pour contraindre la communauté internationale à injecter des fonds dans la préservation de la tourbière.

Autre fait, il y’a deux ans un projet de protection des tourbières avait été érigé par les fonds de protection environnementale. Les tourbières du bassin du Congo sont à cheval entre la République du Congo et la République Démocratique du Congo. Les tourbes sont une indication qu’on peut avoir de l’huile… Mais attention, au niveau de la cuvette, la pente descendante se trouve en RDC, l’huile se trouve piégée par la pente donc va vers la République Démocratique du Congo. Si vous n’exploitez pas vite et avant, c’est la RDC qui aura l’essentiel des huiles. Les feuilles mortes forment des tourbes, des tourbes datant de plusieurs milliers d’année. Les exploiter augmentera la température de l’atmosphère de plusieurs points.

Les études géologiques du nord du pays jusqu’en République Centrafricaine, montrent des huiles et autres richesses. Dans le village d’Oyo, la première étude date de 1901. Le Président Pascal Lissouba, prisonnier après la mort de Ngouabi avait aussi fait des prélèvements…




Rappel
La cuvette congolaise part du Tchad à l’Angola. Le creux de cette cuvette est la partie septentrionale de la République du Congo. Comme au niveau du creux de votre seau d’eau, il y’a plus de liquide qu’aux abords.
Situés en plein cœur du Bassin du Congo, le deuxième fleuve au monde après celui de l’Amazonie, le Congo et la RDC ont en partage non seulement le fleuve Congo, mais aussi une vaste étendue de 145.000 km2 (plus vaste que l’Angleterre) de tourbières. Ces zones humides dont les sols ont une forte teneur en matières organiques contiennent de ce fait de quantités inestimables de carbone.

La tourbe est une matière marécageuse semblable à la terre, composée de végétaux en décomposition. La tourbe de la très peu connue Cuvette Centrale stocke environ 30,6 pétagrammes de carbone (soit environ l’équivalent de 20 ans d’émissions de carbone aux États-Unis). Les travaux sur le terrain et les recherches par satellite montrent que ces tourbières contiennent un tiers de la tourbe tropicale connue actuellement au niveau mondial et qu’elles sont beaucoup plus grandes que prévu.
Cependant, un certain nombre de menaces pourraient entraîner la libération de ce carbone dans l’atmosphère, ce qui aggraverait les menaces de changements climatiques.
Des recherches effectuées ces dernières années ont montré que les gaz à effet de serre émis depuis une petite zone de tourbières représentent 5% des émissions anthropiques mondiales.

Étant apparemment largement dépendantes des précipitations, les tourbières de la Cuvette Centrale sont particulièrement vulnérables au changement climatique. Les tourbières asséchées brûlent facilement, détruisant non seulement l’écosystème mais provoquant potentiellement aussi d’intenses fumées et brumes au niveau régional, comme cela s’est produit lors des incendies mortels de 2015 en Indonésie.

Autres menaces potentielles pour l’hydrologie des tourbières incluent l’agriculture basées sur le drainage et l’exploitation forestière, l’exploitation minière, l’extraction de pétrole et la construction d’infrastructures. Combinés aux scénarios futurs possibles en termes d’amélioration des routes et d’accès au fleuve et de conditions plus chaudes et plus sèches résultant du réchauffement planétaire, ces impacts des activités humaines pourraient entraîner la déforestation, la contamination des sols et de l’eau et une dégradation du paysage en général, compte tenu notamment de l’absence de conservation et de gestion des terres efficaces.




QUESTION : 
Comment et pourquoi des cadres biens formés peuvent être perméable à une aussi grosse supercherie et applaudir des deux mains ce qui parait être un mensonge et une gossière mystification ?
Il est donc bien connu de tout le monde que le gisement nommé Ngoki a des réserves en pétrole très faibles mais les promoteurs le présente aujourd’hui comme le premier gisement on shore qui ne l’est pas en réalité.

Le gisement Mboundi à proximité de Pointe-Noire est actuellement le plus grand gisement on shore du Congo Brazzaville. La production de Mboundi à la deuxième année de production en 2008 se chiffrait à 20 millions de barils, soit 55000 barils/jour.

Pourquoi exagérer les capacités de production du gisement hyper médiatisé de Ngoki pour détourner l’attention des congolais sur les vrais enjeux de l’économie ?