P/Noire : Mav Tchibinda, le Yombé qui gagne un million cfa par mois grâce à la vente des Boas

Dans la grande forêt du Mayombe, Georges Mavoungou Tchibinda sait entretenir les pièges qui l’aident à attraper les serpents Boa. On lui prête même un totem d’un serpent pour cette faciliter à les attraper dont la vente lui rapporte 250.000 frs la semaine chez les restaurateurs de Pointe-Noire. Ce Yombé vit mieux que plusieurs fonctionnaires de l’État et travailleurs du pétrole.

La femme du Yombé Mavoungou Tchibinda, à bord de son 4×4 conduit chaque jour ses enfants dans une école huppée de la ville de Pointe-Noire et est fière de son époux pour la vie qu’il les offre. Loin des ordres des chefs, Mavoungou Tchibinda se fait des sous dans la vente du serpent Boa dont il maîtrise la capture.

C’est dans la grande forêt du Mayombe que le Yombé installe ses pièges qui lui permettent de capturer en moyenne 10 Boas chaque semaine. L’unité est vendu à 25000 frs chez les restaurateurs de Pointe-Noire dont il est fournisseur principal.

La viande de ce serpent est prisé par nombreux citoyens et le plat varie entre 2000 et 2500 frs. Si certains soupçonnent Mavoungou d’être un sorcier, d’autres par contre se félicitent de sa vision et surtout courage qui le pousse à affronter les Boas. On dit de lui qu’il aurait un totem de serpent qui lui faciliterait la tâche.

Mavoungou Tchibinda roule carrosse et sa famille mène la vie des riches du pays. Avec des entrées d’un million cfa le mois à Pointe-Noire, on appartient à la bourgeoisie. Selon lui-même, dans la vie il faut juste savoir ce que l’on veut et que le pays est tellement vierge que chacun peut choisir facilement son domaine d’enrichissement.

Ancien agent dans une société pétrolière, Mavoungou Tchibinda se dit plus heureux aujourd’hui que pendant sa vie professionnelle où il fallait se soumettre aux exigences de son employeur. Il est son propre patron et peut définir son emploi du temps à sa convenance.

Une joie pour ses clients qui sont rassurés de ne jamais manquer la viande de Boa dans leurs restaurants.