Osiane business forum : le Club Congo-France numérique porté sur les fonts baptismaux

0
202




Un mémorandum d’entente a été signé, le 15 avril à Brazzaville, entre les entreprises congolaises et françaises évoluant dans le secteur du numérique, dans le cadre de la mise en œuvre effective d’un groupement d’acteurs exerçant directement ou indirectement dans ce domaine dans les deux pays.

L’accord a été signé par Yann Le Guen de GVA et Véronique Paraiso de Sofrecom,  pour la partie française, et Omer Crépin Nguimbi d’Infracom ainsi que Luc-Emmanuel Zanghieri d’Ofis, pour la partie congolaise. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Clément Mouamba, des ministres en charge de l’Economie numérique et de l’Enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, ainsi que de l’ambassadeur de France au Congo, du président de la Chambre de commerce de Pointe-Noire et des représentants et dirigeants d’entreprises du secteur du numérique.

Consenti en marge de l’Osiane business forum qui s’est tenu plus tôt à Kintélé, au Centre international des conférences, l’accord marque le début des activités du Club Congo-France numérique qui se veut être un espace de convergence d’affaires et d’opportunités pour les entreprises des deux pays.

Selon Catherine Dumarché du service économique de l’ambassade de France au Congo, ce club « est un lieu de partenariat qui vise à promouvoir et structurer la filière du numérique au Congo, en plus d’être un lieu d’échange ». Le Congo est engagé dans une révolution numérique et la création de ce club est un atout pour asseoir cette mutation, a pour sa part commenté Bertrand Cochery, ambassadeur de France au Congo.

Le Club Congo-France numérique vise, en effet, plusieurs objectifs. Il s’agit essentiellement, comme l’a précisé Luc Missidimbazi, président de Pratic, association organisatrice du salon Osiane, de promouvoir et renforcer les liens économiques entre les membres, créer et promouvoir un réseau d’échanges pour développer des synergies, dans le secteur du numérique entre les deux pays.




Cet espace, régi comme une association, veut contribuer au développement du secteur numérique en République du Congo dans un esprit de confiance mutuelle, fournir les informations d’intérêt commun de nature à promouvoir et favoriser le développement de ses membres. Le club voudrait « faciliter les projets d’investissements des entreprises et acteurs congolais en France et, des entreprises françaises en République du Congo », a précisé à Kintélé, Gouadi-Koussiama, responsable d’Osiane forum business.

L’Afrique centrale s’offre un espace de convergence des acteurs économiques du digital

L’idée de créer une convergence d’acteurs économiques évoluant dans le numérique a finalement été concrétisée par le salon Osiane qui a vu, dans l’organisation de ce forum, une occasion de soutenir la dynamique de l’Afrique centrale pour la réalisation de sa vision d’intégration économique et son insertion durable dans l’économie mondiale.

L’Osiane forum business a été organisé en marge du Salon international des technologies de l’information et de l’innovation (Osiane) qui tient sa troisième édition, du 16 au 18 avril, au Palais des congrès de Brazzaville. Il est la réponse au constat selon lequel plusieurs entreprises de la sous-région ne profitent que peu des opportunités qu’offre le secteur du numérique, alors que de nombreux pays d’Afrique centrale sont prometteurs en matière d’investissements.

Le rendez-vous a constitué de ce fait une alternative à la dynamique de conjonction d’idées et d’affaires, car le rythme et l’intensité de la révolution digitale forcent les acteurs à se tourner vers de nouvelles collaborations.

Le forum s’est proposé de dévoiler les différentes opportunités d’investissements et de coopération à travers trois objectifs : faire connaître les différentes opportunités dans l’écosystème digital ; mettre en lumière les atouts des entreprises de la sous-région et favoriser les échanges entre les professionnels du numérique par la création de clusters d’entreprise (monnaie, distribution e-commerce, sécurité, services, développement).

Des acteurs clés de mise en œuvre de cet environnement d’opportunités d’affaires, issus des organismes publics et privés, à l’instar du cabinet Deloitte, de la Chambre de commerce de Pointe-Noire et de l’Internet corporation for assigned names and numbers, une société à but non lucratif, dont la mission principale consiste à réguler l’adressage IP et les noms de domaines utilisés sur le Web, ont planché sur l’environnement des affaires en Afrique centrale, sur l’écosystème digital, les opportunités d’investissements et les prédictions de l’offre numérique en Afrique.