Opération de diversion pour masquer le vol des 50 millions de dollars de Christel Sassou puis tentative d’attirer les capitaux

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La cérémonie organisée à Oyo pour la présentation du gisement dit ‘’Delta de la Cuvette’’ est en réalité une grosse opération de communication et d’escroquerie en bande organisée. La forme est illustrative. Le clan se réunit à Oyo qui n’est ni la capitale politique, ni économique encore moins le chef-lieu du département de la Cuvette. Des journalistes complaisants tirés au volet, pour relater des faits incohérents et loufoques.

Un coup le gisement se trouve à Oyo, un coup à Mossaka etc. Alors que Albert Boukoulou Matondo, ingénieur forage sénior du gisement découvert affirme : “Nous ne sommes pas encore en phase de production, mais plutôt dans la dernière phase de perforation. Et, dans les déblais qui remontent en surface nous avons trouvé des huiles, c’est-à-dire du pétrole” ; les ‘’Atalakus’’ journalistes annoncent plus de 900 mille barils jours. Enfin, le sieur Willy Etoka prestidigitateur PDG de la société fantôme Eco-Oil est le ‘’boss du projet’’, téléguidé par Christel Sassou et son géniteur.

Dans le fond, l’absence des majors pétroliers pour un projet qui nécessite des investissements lourds témoigne de la méfiance des partenaires. Triple obstacle à surmonter : relever les défis environnementaux, défi technologique pour la construction d’un pipeline, puis proposer un leadership légitime pour avoir l’adhésion des populations autochtones. Bref nous sommes au boulot pour la mise en veilleuse de ce projet en dépit du potentiel énorme dans la Cuvette centrale.

OPERATION SUPENSION DE L’EXPLORATION

Depuis presque une décennie, le gisement pétrolier mirifique de Ngoki, au Congo Brazzaville, est le théâtre d’un roman feuilleton interminable, sans que le puits n’ait encore délivré la moindre goutte de pétrole. Au cœur de l’affaire, un mystérieux homme d’affaires émirati, Abbas Youssef, et les réseaux de la « Françafrique », aujourd’hui c’est l’arnaqueur d’Eco Oil, le sieur Willy ETOKA, le marocain Mohamed RAHMANI, directeur marketing de SARPD-Oil et un certain GIOVANI de nationalité italienne.

A l’origine du dossier, il y a un homme, Loïk Le Floch-Prigent, figure emblématique de la « Françafrique », condamné pour abus de biens sociaux dans l’affaire « Elf » en janvier 2003.
Après avoir purgé une partie de sa peine de prison, et reconverti en consultant pétrolier, ce dernier obtient en 2006 avec son associé émirati, Abbas Youssef, au nom de la société Pilatus, une licence d’exploration du gisement de Ngoki au Congo Brazzaville. Sauf que les deux hommes ne disposent pas du premier centime pour démarrer les opérations, tout juste se bornent-ils à financer les études préliminaires à l’aide d’un crédit bancaire.




De 2006 à 2012, les deux hommes vont tenter à tout prix de revendre une partie de leur permis à un partenaire disposant des ressources nécessaires et font le tour des partenaires potentiels . A l’aube de l’échéance de sa licence de 5 ans, Pilatus pense avoir trouvé le partenaire miracle, et conclut un « deal » avec la société de Trading Pétrolier SARPD OIL, propriété du milliardaire-voleur congolais basé au Maroc Claude Wilfrid Etoka, actif également dans l’huile de palme et les bio-carburants. La société est renommée, passant de de Pilatus Energy à Petroleum Exploration & Production Africa (PEPA). L’acte I de la nouvelle vie du bassin de Ngoki est scellé.

Odeur de pétrole, la colère monte, est-ce la malédiction du pétrole ? SNPC, entreprise nationale ou familiale ?

La République du Congo tire ses principales ressources de l’exploitation du pétrole, soit entre 80 et 100 millions de barils par an, réalisée en grande partie en off-shore. Les recettes tirées de ce secteur représentent environ 66% des recettes publiques, plus de 60% du PIB et près de 90% des recettes d’exportation. Si elle porte, actuellement, plus sur l’off shore, en mer profonde et très profonde, l’exploration s’est élargie à l’on shore, dans le bassin côtier, mais également dans le bassin de la cuvette. Le bloc Ngoki (bassin de la cuvette, district de Loukokela) avait été attribué à la compagnie suisse Pilatus Energy Congo sur les neuf blocs recensés. De tout temps, l’exploration et l’exploitation du pétrole ont été soit un facteur de développement durable pour les populations ou une source de malheurs. Sous d’autres cieux, ceci a été qualifié de ‘’malédiction du pétrole’’, faute de ne pas avoir intégré tous les acteurs présents dans le processus d’exploration puis d’exploitation à savoir : les institutionnels, les opérateurs, les élus, les notables, les chefs de terre, les populations etc. Au Nigéria dans le Delta du Niger, des groupes sécessionnistes et communautaires se sont crées pour revendiquer armes à la main, leur part du pétrole pour le bien être des populations.

Loukolela un petit ‘’Dubaï’’ ? Duplicité et opacité de la SNPC, de Pilatus Energy Congo aujourd’hui Société africaine de recherche pétrolière et distribution (SARPD-OIL) et l’entreprise PEPA chargées de son exploitation.

Le district de Loukolela en particulier, la région de la cuvette en général terre de pêche, d’agriculture et de chasse font l’objet depuis plus de cinq ans de promesses radieuses, justifiée en cela par une production pétrolière source de richesse considérable, de créations d’emplois, d’activités économiques multiples et de construction d’infrastructures scolaires et sanitaires. Bref, les populations du district de Loukolela rêve d’un petit ‘’Dubaï’’ sous les tropiques.
Malheureusement, ce projet depuis son lancement est géré dans l’opacité totale. Tenez ! Sous la houlette de Monsieur le Floch Prigent, sulfureux personnage, repris de justice en France et tout récemment au Togo, la société Pilatus Energy Congo dont il assure la direction, a effectué pendant plus de trois ans des travaux de prospection dans le district. Au passage, il sied de signaler la proximité qui liait Dénis Sassou Nguesso à ce personnage à la moralité douteuse. Ainsi, tout au long de cette étape de prospection, les populations du district de Loukolela ont vécu le martyr. Des sociétés de sous-traitance se sont installées, utilisant comme main d’œuvre, en majorité des étrangers. Par contre la minorité des autochtones payés à la tâche dans des conditions de travail dignes des sociétés de concessions de l’époque coloniale n’ont pu bénéficier que des miettes dans cette première phase de prospection. Pire, les premiers dégâts environnementaux ont souillés les eaux et rivières hypothéquant gravement, les activités de pêche et de chasse, les principales sources de revenus de ces populations. Toujours dans le même registre, la contrepartie promise en termes de construction des structures scolaires et de santé à Loukolela et les villages environnants n’a pas été réalisée. Les Chefs de terre, tant à Loukolela, Boleko ou Mikoungou principales sphères d’activités sont à ce jour purement et simplement écartés. Ceci avec la complicité tacite des ‘’élus’’ locaux et des responsables administratifs. La SNPC, principal acteur de la gestion et de la régulation des permis de prospection s’illustre par une complicité coupable.

Ayant fait le constat des dysfonctionnements et de l’opacité liés à la gestion du ‘’permis Ngoki’’, un collectif dénommé ‘’Collectif des communautés locales de Loukolela’’ avait adressé un mémorandum à tous les acteurs impliqués dans ce dossier à savoir : la Présidence de la République, le Ministère des Hydrocarbures, la SNPC, la société Pilatus Energy Congo ainsi qu’au défunt Député de Loukoléla Gabriel Longombé. Dans ce mémorandum le collectif attirait l’attention des pouvoirs publics et de la société Pilatus Energy Congo sur les risques environnementaux, les frustrations et la colère des populations, l’inquiétude des Chef de terre et la nécessité de la mise en place d’un cadre de concertation. Un cahier de charge était annexé à ce mémorandum.




Un état des lieux alarmant, une colère qui monte à Loukolela!

L’état des lieux en ce temps faisait état des faits alarmants tant dans le comportement des pouvoirs publics que des dégâts occasionnés et avenir dans les zones d’exploitation pétrolière.
Jugez-en : Inexistence d’un cadre de concertation représentative et formel entre hier Pylatus Energy Congo, les élus, les notables, les Chefs de terre et les populations ;Manque de transparence depuis la conception du projet, l’exploration et maintenant l’exploitation dudit projet ;Bloc d’exploitation en zone forestière marécageuse, les rares terres fermes sont occupées par des populations qui s’adonnent de façon séculaire aux activités champêtres et à la pêche ;Conflits d’intérêts manifestes et latents entre les populations locales et les compagnies pétrolières ;La non prise en compte des conséquences environnementales qui impactent négativement sur l’avenir des contrées et des générations futures ;La marginalisation des originaires et des populations de la zone de prospection des activités liées au projet.
A cela, il faut ajouter, La non prise en compte des conséquences liées à la délocalisation des villages à savoir: le sort des propriétaires fonciers, la construction des nouveaux villages, l’immigration massive et incontrôlée qui crée un véritable dumping social, les compensations en termes d’activités rémunératrices des populations délocalisées, les conséquences environnementales sur la santé des populations etc.